Elle porte enfin un nom. A Lausanne, la cathédrale a fini d’être «la cathé» ou j’connaispaslenom, ou encore... «la cathédrale» un point c’est tout.Un livre est né. Plus de 25 cm de largeur, 33 de hauteur, 3 d’épaisseur, 323 pages, 250 photos en couleur. Son poids? Près de deux kilos et demi; incalculable s’il s’agit de son poids culturel. Entre autre du fait que, pour la première fois depuis la Réformation, au XVIe siècle, un ouvrage ayant trait à la cathédrale de Lausanne, aussi riche d’informations, précise le nom donné à cet édifice: Notre-Dame de Lausanne.Nom désormais officiel. La preuve? Deux conseillères d’Etat se sont déplacées le 26 novembre 2012 à la cathédrale Notre-Dame de Lausanne pour «bénir» l’ouvrage réalisé en partie avec un crédit de l’Etat de Vaud: 124'000 francs pour l’édition. Leur nom: Béatrice Métraux (Dpt de l’Intérieur), Anne-Catherine Lyon (Dpt Formation, jeunesse, culture).Enfin, la cathédrale de Lausanne porte ou plutôt retrouve son nom. Tout lieu de culte de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud soit-elle depuis la Réforme. La page 3 précise cependant: Monument européen, termple vaudois. La 43ème page, à la fin du chapitre «Le cadre historique»: La Cathédrale: temple de l’Etat de Vaud.Les parents, les enseignants, les guides, et surtout les fonctionnaires de l’Etat de Vaud et de la ville de Lausanne qui, jusqu’ici, répondaient «La cathédrale, mais c’est la cathédrale!» lorsque la question Quel nom porte la cathédrale? était posée, c’est fini. Le retour pour les uns, l’arrivée pour les autres du nom de la cathédrale, ce n’est pas une victoire des catholiques sur les protestants. Simplement un élément d’histoire d’une ville, d’un canton, qui réapparaît après d’innombrables années. Nés avant, pendant ou peu après la seconde guerre mondiale, des Lausannois se souviennent de l’embarras, voire de la gêne de représentants des autorités ou d’un peu tout le monde quand la question du nom de la cathédrale leur était posée.Présenté à la presse le 26 novembre 2012, l’ouvrage - impressionnant tant il offre un contenu étendue à qui s’intéresse à cet édifice sans rechercher immédiatement, systématiquement, maints détails en tout domaine - est édité par La Bibliothèque des arts. L’ouvrage sera vendu en librairie; on le trouvera également en France, en Belgique et au Luxembourg.La chronique «Les autres» reviendra tout bientôt sur cet événement.PhilGo