L’immeuble est continuellement sous contrôle. Les travaux de recherche, comme tout ce qui se dit, s’établi ici, nécessitent des mesures de sécurité de haut degré. La santé est en permanence le but de l’activité.(Note: le mot santé revient fréquemment dans les explications données au chroniqueur par le professeur et directeur d’une fondation soutenant des projets de recherche sur le cancer et sur la formation de la relève scientifique en Suisse).
Oui,
augmenter l’espérance de vie, anticiper les facteurs de risques, poursuivre la prise de conscience, aujourd’hui certes plus grande que dans le temps, mais cependant insuffisante encore. Oui, chercher des transversalités.(Note: l’interlocuteur élève la voix, une voix d’observateur à l’œuvre depuis fort longtemps, mais aussi d’acteur engagé sans relâche dans l’amélioration de la santé des populations). Un silence précède ce que le dynamique septuagénaire va soutenir avec détermination: «Forcer à partager les équipements!». Une poignée de secondes, puis le motif: ils sont trop chers.Dans la petite piècedonnant sur un long chemin raide tracé dans une forêt urbaine depuis des siècles probablement, le professeur et directeur expose ce qu’il sait et voudrait réaliser avec le concours d’autrui. Au visiteur, il ne cache rien de son désir de voir les choses avancer.Trois, quatre secondes de silence, puis ceci, annoncé d’une voix ferme: - Il faut mettre en place un processus d’apprentissage interdisciplinaire; développer certaines recherches; dire alentour que l’évolution permanente constitue une force, la transversalité également, l’ouverture à l’interdiscipline tout autant.Et l’enseignement,demanderont les lectrices et lecteurs? Avant même qu’elle soit formulée, le prof-dir. a entendu leur question. Il répond en élevant la voix parce que son propos vient non seulement de l’esprit mais du cœur: - Dans le domaine de la santé, la proximité physique est utile, nécessaire. Comme l’alimentation.Ces paroles…?! Du coup, Jean Trémolières (1913-1976), biologiste et médecin, père de la nutrition humaine pour les temps modernes, auteur notamment du sublime «Partager le pain» (éd. Robert Laffont)…Trémolières, ses cours, ses ouvrages, les interviews à la radio suisse romande, ses conférences, son humilité et, oser le dire, son amour du prochain… Tout revient en mémoire chez ceux qui ont suivi son enseignement, lu ses ouvrages, entendu sa voix, mémorisé ses vœux au monde, dont «L’humain d’abord!»…Aller vers elle«La santé, en permanence le but de notre activité»… Le professeur et directeur d’une fondation soutenant des projets de recherche sur le cancer et sur la formation de la relève scientifique en Suisse fait penser au professeur Trémolières.Après avoir apporté des forces aux humains - sans distinction de nationalité, de religion, quoi que ce soit - l’alimentation doit maintenant guérir. Taire ce propos tenu par l’homme-qui-veut-voir-la-santé-en-chaque-être serait honteux.Un lecteur attentifaux rendez-vous mondiaux glissera que la deuxième Conférence internationale FAO-OMS sur la nutrition se tiendra à Rome à fin 2014. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture pour un monde libéré de la faim sollicite un engagement mondial afin d’affronter les enjeux liés à la nutrition.Prendre conscience que la recherche a des effets positifs sur la santé des êtres humains. La nutrition également. Conclure avec les dernières lignes de Partager le pain (Jean Trémolières): … pour que tous les soleils puissent faire miroiter une goutte d’eau, pour qu’un regard puisse porter toute la tendresse dont j’ai besoin, pour qu’une voix puisse dire que la vie est là, paix et lumière, il faut les longs chemins de la peine et de l’espoir, du travail et du savoir.»
PhilGo (Proinfo)