L’envie de «dégoûter tout le monde d’internet» viendrait à d’aucuns ? La sagesse des aînés les porte à s’écarter de cela. En effet, ils reconnaissent à ce moyen de distribution, transmission, communication, information, diffusion de messages une utilité certaine. Ce que l’un d’eux parmi d’autres observe, cependant, tient en sept points.a) Ce «multimedia» est accessible par un journal tablette, un téléphone smartphone ou un écran de téléordinateur, comme l’indique - à raison - à tout un chacun le webéditeur de cath.ch. Bien, mais accessible à quel pourcentage de la population, demanderont des lecteurs ? Difficile de répondre avec précision.b) Priver «les autres» de messages parce qu’ils n’ont pas les moyens d’acheter les appareils idoines et/ou d’être en mesure d’acquérir les connaissances techniques idoines ? D’aucuns s’interrogent.c) Aussi sensationnel soit internet, ce type de réseau est réservé à une partie de la population. Laquelle partie, en ayant recours à des moyens de transmission, aussi extraordinaires soient ces objets, perd petit à petit le sens, le goût, la nécessité de «la relation humaine naturelle». A savoir une présence effective, réelle à autrui. Elle consiste en un échange de propos de vive voix, les yeux dans les yeux, chacun, chacune offrant à «l’autre» une oreille attentive, et souvent un geste fraternel ou une manifestation d’affection.d) Chacun sait qu’une disponibilité vraie, entière - d’aucuns parlent de détachement de soi, de dépouillement - est nécessaire pour avancer en chemin, et aboutir à une véritable relation d’humain à humain. L’usage d’internet fait-il ou pas problème ?e) Qui a l’esprit, les mains et les oreilles libres voit son regard et sa voix acquérir la luminosité rendant la présence à l’autre véritablement humaine, ce faisant radieuse. Cet avis parmi d’autres est probablement celui d’un poète…f) La vie. Elle, en priorité, guide les humains dans leurs choix. Que dit-elle ?g) Fin d’une vision rapide d’une chose de la vie aujourd’hui. Les uns, les autres ont tous besoin d’information, de communication, de messages dont la nature les porte à s’interroger ou leur donne envie de savoir comment s’y prendre pour être. Pleinement.h) Internet : pourquoi traiter ce sujet ? Aujourd’hui pour deux raisons, relatives à la santé. Aussi utile puisse être internet, tout n’est pas rose.1) Des couples, des familles sont exposés aux ondes électro-magnétiques émises notamment par des antennes-relais de téléphonie mobile. Vivre au dernier étage d’un immeuble - vingt mètres séparant la chambre des parents comme celle des enfants d’une antenne dissimulée dans une fausse cheminée placée sur le toit de la maison d’en face - peut ou carrément entraîne des maux de tête ou plus graves.2) L’Office fédéral de la santé publique (bulletin 36/12, distribué le 05.09.12), dans une communication relative aux jeunes et internet, précise entre autre que «On parle d’une «utilisation problématique d’Internet» lorsque des aspects de la vie quotidienne tels que le sommeil, l’alimentation, le travail ou les loisirs sont négligés, et que les centres d’intérêt se concentrent de plus en plus sur l’univers virtuel. La perte de la notion du temps passé sur Internet constitue également un signe d’utilisation problématique.»La sagesse naissante chez les aînés de demain les portera-t-elle à s’interroger aujourd’hui sur le respect de la vie des autres ? Toutes utiles (parfois formidablement) soient des techniques, la question est en permanence d’actualité (voir lettre f).PhilGo