Sur ce chantier de la Transjurane, à Courrendlin, à peu près au centre de la photo pleine page (juillet 2011), quelqu’un? Personne, à première vue. Cependant, un trait minuscule, à proximité de deux véhicules… Un vivant, car à y bien regarder son ombre apparaît sur la droite. Trouvé un être humain, seul, dans un environnement où l’agriculture et les grands travaux publics se partagent l’espace.La pleine page en couleur «A tire-d’aile» - publiée chaque samedi par Le Quotidien jurassien (Delémont) - invite les lecteurs à «prendre de la hauteur et à découvrir sous un autre angle la région jurassienne». Qui aime lire un journal ajoutera qu’elle incite aussi à rechercher une, des présences humaines dans des paysages le plus souvent saisissants (photos Roger Meier).Y’a quelqu’un?Le Long Pré, au-dessus d’Envelier (juillet 2011). Au centre, trois chalets, quelques arbres… Aucune présence humaine, vraiment?Les travaux des champs entre Crémines et Corcelles (juillet 2011). Là, un tracteur, une remorque, mais seulement une roue de chaque véhicule sur le chemin….La Combe-Grède vue du Chasseral en direction de Villeret (août 2011). Sur le chemin au premier plan, en pied de page… Tout en haut, près des neuf éoliennes…quelqu’un? Au centre, la localité ; peut-être, avec une bonne loupe, verrait-on des piétons…Bassecourt (août 2011). Sur les rochers au premier plan, personne semble-t-il. Assurément du monde autour et dans les lieux d’artisanat, d’industrie, dans les maisons et les immeubles du lieu, mais faute de loupe… A gauche, sur un pré ou un champ cultivé, quatre points blancs : des humains?Les autres, là!Depuis novembre 2009, chaque semaine, prise en toute saison, une photo pleine page en der du Quotidien jurassien. Le photographe en a choisi le thème et s’est envolé en piper biplace. Nombre de lecteurs, devant cette photo, se disposent à se rendre de leurs propres yeux au fond des choses. Devant cette pleine page du samedi, des lecteurs. Un ou des autres sur 37x24,5 cm. Parfois personne, vraiment? Poser la question au photographe.
Phil’obs
avec l’agence pro info