Elle porte un nom comprenant six lettres dont la première, et celle de la saison généralement la plus chaude de l’année, sont identiques. Son nom fait partie des verbes que tout un chacun découvre puis emploie dans son jeune âge.Sans émettre les sons formés dans notre pensée, la seconde voix exprime ce que nous avons à dire. Pour celles et ceux qui n’auraient pas encore découvert la seconde voix, un vieux souvenir : «Forme bien tes lettres si tu veux qu’on te lise !».Recueillir par les yeux ce qui a été déposé sur une feuille de papier tient en quatre lettres : lire. Préalablement : écrire !Un dimanche de juin du côté de St Paul, dans l’agglomération genevoise, un grand gaillard en balade s’interroge à haute voix sur un trottoir : - La sonorité d’une voix, la clarté d’un texte manuscrit, c’est en somme offrir doublement à autrui la présence d’un être humain, ou bien ? Aucun avis ne sera émis, et pour cause : à l’heure du repas de midi, l’unique personne en vue monte dans le tram, là-bas, de l’autre côté de la rue.La question demeure sans réponse jusqu’au sonore «mais oui !» échappant au grand gaillard en balade du côté de St Paul : «écrire comprend bien six lettres !»L’été, saison des grandes randonnées et des cartes postales. Une suggestion : employer la seconde voix : é c r i r e à une, des personnes que la solitude ou la maladie retient.PhilGo