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  • La société des arbres parmi les hommes (5) Le Temple elliptique de Chêne

    Blog La société des arbres parmi les hommes (5) Le Temple elliptique de Chêne

    2011 Année internationale de la forêtEn, sur, autour de soiBien connu de la population de Chêne-Bougeries, Chêne-Bourg et Thônex (agglomération genevoise), ce temple a été inauguré en 1758, rénové en 2010. Qui pénètre dans l’édifice après avoir quitté l’esplanade sur laquelle trônent deux platanes - «l’arbre de la rencontre» - au volume impressionnant, car jamais taillés depuis quelque cent ans, est aussitôt gagné par la beauté du lieu.Ouvrir la porte. La pierre et le bois chantent de concert un cantique dont les notes et les paroles semblent venir des murs, de la table de communion, de la chaire, du lutrin, des bancs, des boiseries de l’orgue, de la galerie, des portes d’entrée, de partout. L’observateur totalement présent ajoutera la croix. Le noyer massif, le sapin, le tilleul, le chêne et le mélèze offrent leur bois au Créateur. Le mobilier liturgique, en fait tout dispose le visiteur à goûter la paix du lieu. Pas étonnant que l’homme et la femme, l’adulte en devenir, voire l’enfant de passage se surprennent à demeurer là, plus longuement que prévu, et silencieusement, assis sur l’un des longs bancs courbes.Dans ce Temple, le son circule très bien, constate Vanessa Lagier, pasteure. L’harmonie de l’architecture, la chaleur du bois, le blanc de la pierre, la simplicité de l’édifice en font un endroit idéal pour une halte méditative. Havre de paix à côté du trafic, le Temple accueille chacun, quelles que soient les convictions ou la foi du visiteur. En semaine, il est ouvert de 8 à 18h, du lundi au vendredi.Le mot qui vient à l’esprit pour «résumer» ce lieu particulier du fait de sa fonction, son architecture, de la beauté que dégage à la fois la pierre, le bois, le mobilier liturgique, mais également la disposition des bancs ? Sobriété. Après quelques secondes de silence, communion répond Vanessa Lagier.Peut-être l’un ou l’autre lecteur de cette chronique aura-t-il quelque part dans le monde vécu cela : la forme ovale d’un édifice réservé à la prière déroute au premier abord qui se tient au centre. Mais, au fil des minutes, le dépouillement du lieu - l’absence d’ornement, diront d’aucuns - dispose à l’intériorisation et bientôt porte à entrer dans l’essentiel.Peut-être l’un ou l’autre, au sujet de la forme ovale du Temple de Chêne, assis sur l’un des bancs a regardé ses mains totalement ouvertes, tournées vers l’extérieur comme on le fait sans un mot pour manifester une disponibilité entière. A serré la gauche et la droite, formant ainsi une patelle. A déposé au cœur la sphère de sa vie. Puis rapproché les pouces, les autres doigts des deux mains pour former un tout. Peut-être l’un ou l’autre lecteur a-t-il alors constaté que cet acte prend la forme, mille fois plus petite, de celle de ce lieu de prière.Quis’extrayant du monde des affaires, des obligations courantes et occupations de toute sorte, s’écartant parfois des relations personnelles voulues ou imposées, reprend âme - ce précieux moyen de contact - avec la vie spirituelle, découvre et redécouvre dans le Temple de Chêne ou l’Abbaye d’Hauterive, ailleurs aussi, la paix, la bonté divine, le silence habité qui se dégage d’un lieu sacré fait de pierre et de bois essentiellement. L’harmonie «parle aux yeux» et porte l’humain à la gratitude.Qui, discrètement ou publiquement, vit une vie spirituelle parfois, quand ce n’est pas souvent reprochée, moquée, entravée, plus encore punie par un proche ou d’aucuns, une vie qu’il doit dissimuler, taire, au pire cesser, au mieux réduire ;qui est au fil des ans harcelé de reproches, objet d’incessantes critiques ou d’un tenace irrespect, ridiculisé en tout lieu et toute circonstance ;qui voit ses initiatives et décisions la plupart du temps entravées, ses remarques et analyses systématiquement écartées, ses propositions méprisées, son être bâillonné ;qui a pris la mesure du mépris dont il est l’objet en raison de ses convictions, son éducation, sa conception de l’existence, de ce qui prime à ses yeux,s’il parvient à tenir cela aussi souvent que possible à distance,alors libère de ces poids son espace intérieur. Redécouvre peut-être, dans un sanctuaire de grande simplicité, les béatitudes. Ou le silence dans lequel lentement prend forme le long chant de l’âme.S’il ne parvient pas à cela, faire d’un arbre proche d’un lieu de prière son ami. L’arbre étant le plus aérien des végétaux, ce qu’il reçoit, ce qui émane de lui peut porter à trouver la sérénité.

    Le printemps nous donne l'occasion de visiter les églises de nos régions, également celles de nos frères protestants | photo: l'abbatiale de Payerne

    Blog La saison des églises

    Ça y est! Le printemps est là. Feuilles et fleurs sont engagées dans une merveilleuse émulation pour colorier et parfumer la nature en fête. Nos rêves aussi, dans la fièvre de tous ces renouveaux, frétillent de désirs insolites, par exemple: sortir de chez soi, aller voir ailleurs, apprécier de plus larges horizons, etc…

     « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.

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    «Je suis la porte des brebis». C’est étonnant de se désigner soi-même comme une porte, non? Et de le faire solennellement : «Amen, amen, je vous le dis: je suis la porte des brebis». Oui, c’est curieux, mais surtout, c’est heureux !

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    Blog Comment l’Église catholique monte au filet sur l’intelligence artificielle

    Au milieu du tumulte causé ces semaines dernières par l’administration Trump à l’endroit de Léon XIV, une information à bas bruit est passée plutôt inaperçue. En mars de cette année, aux États-Unis, la firme technologique Anthropic, spécialisée dans l’intelligence artificielle, et créatrice de l’age...

    Michel Danthe Michel Danthe 22/04/2026
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    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Il fallait la mort...

    Sur la route d’Emmaüs, Cléophas et son ami sont incapables de reconnaître le Ressuscité dans le voyageur qui chemine avec eux. Tous les indices de la résurrection sont pourtant réunis, ils en conviennent.

    Pierre Emonet Pierre Emonet 17/04/2026
    Christ ressuscité avec les apôtres. Fresque dans le cloître de Santa Maria Novella à Florence

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Paix et Pardon, plus forts que la mort!

    Désarçonnés, les disciples ont besoin de se rassembler pour comprendre ce qui est arrivé. Ils se retrouvent donc ce soir-là, toutes portes verrouillées… Et là, Jésus vient… et se tient au milieu des disciples enfermés. Comment pourraient-ils croire qu’il est ressuscité ?

    Blog L’infini se cache ici-bas

    Ce matin, en regardant la vapeur s’élever de ma tasse de thé, j’ai pensé à vous, lectrices et lecteurs de ce site cath.ch. À nous. À ces instants, si banals, où l’éternité semble se glisser dans notre quotidien sans que nous n’en prenions garde. Nous passons nos vies à chercher le sacré dans les gra...

    Nadine Manson Nadine Manson 08/04/2026
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    Blog "Comment vivre ce matin de Pâques?"

    Comme Marie-Madeleine? Comme Simon-Pierre ? Comme Jean? «Marie-Madeleine se rend au tombeau de grand matin. C’était encore les ténèbres…et le tombeau est vide». Dans la Bible, le mot ténèbres désignent d’abord l’absence de vie. Et effectivement la vie n’est plus là, c’est le vide.