2011
Au fil des mois du dernier quart de l’Année internationale de la forêt, les lecteurs ont découvert en textes et illustrations sur www.cath.ch/blog/lesautres, huit éléments de La société des hommes parmi les arbres.Avant d’allumer les bougies du sapin de Noël, puis de quitter le thème de l’année 2011, trois brèves informations.L’atelier de JosephCette «Année de la forêt » appelle à mettre en évidence la présence de l’Atelier de Joseph tel qu’il apparaît dans la crèche permanente de l’Abbaye d’Hauterive (Posieux FR), à l’abri près de la porte d’entrée de l’église. Composée de dioramas, l’œuvre date du XVIIIe siècle. Saisissante par sa mise en scène, elle est le fruit du travail d’un moine cistercien espagnol, Arturo Galceràn (frère Gilbert) ayant vécu à Hauterive (1950-1952) où il revint en 1961 et 1971 pour compléter et restaurer la crêche.La crèche est ouverte chaque jour de 04h15 (environ) à 20h00. Si vous trouvez porte fermée, n’hésitez pas à passer à l’accueil (grand bâtiment); on vous ouvrira, assure le frère hôtelier.La musiqueLe nouvel orgue de l’Abbaye d’Hauterive, inauguré le 20 novembre 2011, comprend des parties et pièces réalisées en chêne (buffet), en érable (éléments décoratifs), en pin ou sapin (à l’intérieur, la machinerie et les tuyaux sont supportés par des éléments de ce type de bois).EmmaüsSouvenir de voyageur: il y a des arbres à proximité de ce lieu historique, que le guide situe d’un geste imprécis, car disparu. Des arbres, il s’en trouve beaucoup à proximité de l’église de l’Abbaye d’Hauterive et, dans les bois du Jorat, du temple de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud, à l’Abbaye de Montheron (Monasterium Tela - à l’origine du nom de la rivière Talent, proche du site, entre Cugy et Froideville), sur la commune de Lausanne.Ces deux lieux de prière comprennent des vitraux. Parmi eux, le thème «Emmaüs». Première réaction, en cette Année internationale de la forêt: à l’auberge d’Emmaüs, nommée «Au grand poisson», la table était assurément en bois! Seconde réaction, chez qui a lu l’ouvrage «Reste avec nous» (65 pages, format poche, signé Henri Guillemin, éd. A la Baconnière): j’ai vibré, vibré fort à la lecture du récit d’Elias Achim, savetier.En quelques mots, la fin du livre: … J’étais planqué dans un patelin pas tellement loin de la ville… Je suis allé dans un bistrot… Voilà que j’ai vu (par la fenêtre) trois types qui émergeaient des blés… Ils entouraient un grand qui leur expliquait des choses. Ils se sont arrêtés devant la porte. Le grand leur disait au revoir, mais les deux insistaient: vous irez demain, le soir approche… reste avec nous… Le grand a cédé. Ils ont pris une table près de la cheminée… Le patron a posé le pain sur la table… Alors le grand… «à ce moment, juste à ce moment, on a été debout, tous les trois, oui, les deux types à la table et moi dans mon coin…».2011
avec le 1 de soi, debout, et dix autres pareillement. Quels arbres représentent-ils? Quels fruits donnent-ils? Réponse lors de l’Année internationale de l’être humain. Jamais proclamée? La rendre permanente.
Hommage et gratitudeAu cours de la préparation et de la rédaction des éléments de «La société des arbres parmi les hommes», phil’obs a fréquemment pensé aux professionnels de la forêt et du bois. Des auditeurs de la radio suisse romande ont peut-être encore en mémoire l’étendue de leurs connaissances et le respect avec lequel ils parlaient des arbres.Parmi ces hommes, le chroniqueur rend particulièrement hommage à Bernard Moreillon, Ingénieur forestier dont l’humanité a marqué nombre de personnes, décédé au cours de l’Année internationale de la forêt.En relation lui aussi avec le monde des arbres, du bois et des êtres, Adolphe Golay - dont phil’obs sait par l’histoire l’engagement - a notamment construit des chaires. Il y a cent ans, un soir d’été à Lausanne, ce menuisier ébéniste vit partir en fumée ses Ateliers touchés par la foudre.Un clin d’œil à Christian G., architecte, et aux autres auteurs des réalisations contemporaines en bois saluées par Lignum dans son calendrier 2011 : halle Diffulivre, cabane de montagne, atelier de charpente, crèche, maison de vacances, usine, hôtel, habitations, bâtiment de la station ornithologique de Sempach, pont, école, ancienne maison réhabilitée, tous éléments d’un paysage dans lequel l’humain établit spontanément un lien avec la nature, berceau du vivant.Gratitude à celles et ceux qui, source d’information sûre, n’ont pas hésité à rechercher et livrer quasiment sur-le-champ une réponse aux questions posées. Enfin, gratitude posthume au père de famille qui fit découvrir à ses enfants la beauté, la valeur d’un morceau de pain, mais aussi de bois.Le chroniqueur.
FIN