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  • Reste

    Blog Reste

    (Ndlr : PhilGo a prêté sa plume à Etienne pour qu’il raconte à Nicolas, un ancien collègue de travail, ce qui lui est arrivé aux aurores)De Nicolas point, ce matin, sur le trottoir devant la poste. Ni dans le hall des cases. Nous ne nous rencontrerons donc pas aujourd’hui. Les histoires de voyages dans des pays lointains et les faits d’ici, ce sera pour un autre jour.Cette lettrecependant, Nicolas. Car ce qui m’est arrivé, tu l’as peut-être vécu. Je te sais prompt à l’action, mais cesse l’expédition mentale que tu viens d’entreprendre  - je te connais ! - dans l’espace immense que fréquentent les humains. D’autant plus immense qu’il est à la fois intérieur et extérieur, propre à chacun d’eux. Attends un peu, je t’expose la chose.Vers cinq heuresce matin, alors que je croyais dormir encore, il m’est venu d’un coup «Je me défais». Avant, rien. Après ? Eveillé et suffisamment sidéré que ces trois mots m’arrivent sans être le fruit d’une réflexion, j’ai sur-le-champ exploré ce qui s’est passé dans ma vie au cours des premiers mois de l’année. Puis survolé la décennie précédente, examinant les gros soucis, les atteintes dont tout humain est diffuseur ou la cible. Ensuite, revu les motifs d’un poing fait, trop fréquemment, dans la poche. Bref, recherché les cabossages de l’existence… dont font aussi partie les manquements à l’amour du prochain. (Une parenthèse pour relever que c’est encore plus gênant quand Le nouveau Petit Robert de la langue française nous rappelle que «Dieu a fait l’homme à son image»).Dans ce rapideet cependant vaste examen, Nicolas, me suis arrêté à la nature des pressions, des contraintes, aux causes des exaspérations. Ai pris la mesure de leur ampleur et constaté que le stress, le mécontentement, la peur parfois - eh oui, à notre âge, mon vieux ! - auxquels j’ajoute quelque tristesse, logent en moi depuis un, deux ans peut-être. Ceci, en sus : alors qu’elle m’indiffèrait, ne faisait mouche sur ma petite personne jusqu’à la retraite, la méchanceté aujourd’hui me blesse. J’ai de la peine à évacuer les paroles fielleuses, les atteintes de toute sorte quand elles sont répétées, les coups verbaux subitement assénés. De la peine à penser que je suis, somme toute, objet d’une démolition. Même si l’état de poussière est promis à chacun, la vie d’Etienne va-t-elle présentement à la ruine ?Asticoté,harcelé, tarabusté, moqué, voire méprisé par certains côtés, cela va un temps; je ne suis pas en manque de défauts. A la longue, cependant, discréditer quelqu’un peut l’asphyxier petit à petit jusqu’aux fondements de son être. Déconstruire un humain, le défaire, à quelles fins ?Parmi les choses que je t’expose, Nicolas, l’une d’elles a cette nuit probablement conduit ma pensée ä envoyer un signal : le «Je me défais» venu aux aurores - se défaire, donc cesser d’être élaboré, réalisé, bâti pour la durée, t’imagine ? - constitue assurément un appel à examiner attentivement la situation, à écarter ce qui doit l’être, puis à mettre en place les pierres de taille, pour la rénovation.Entre nous,il m’arrive en tout début de journée d’ouvrir au hasard la bible familiale déposée sur la gauche de ma table de travail. De l’ouvrir tranquillement et de m’attarder au verset sur lequel mes yeux se sont portés sans que je les dirige. Ce matin, suis tombé sur des paroles - tu gardes cela pour toi - qui m’émeuvent depuis mon adolescence : Reste avec nous…Ce n’est pas tout.Placées ici et là contre les bouquins de ma bibliothèque, des cartes d’œuvres et de cités proches ou lointaines. Parmi elles, bien en vue, celle ayant trait aux Pélerins d’Emmaüs (Rembrandt), extra-ordinaire œuvre exposée tout au fond d’une galerie au musée Jacquemard-André, là-bas, à Paris. Ici, à quarante centimètres de ma tête, cette carte, l’appel qu’elle lance…Reste avec nousafin que nous puissions voir clair dans la vie.Passedès que tu peux à la maison, ami. Ou, mieux encore, fais un saut à Paris. Tu pourras établir le lien entre l’œuvre de Rembrandt et le voir clair dans la vie.L’homme nouveau a commencé. Il te salue, Nicolas !Etienne

    Le printemps nous donne l'occasion de visiter les églises de nos régions, également celles de nos frères protestants | photo: l'abbatiale de Payerne

    Blog La saison des églises

    Ça y est! Le printemps est là. Feuilles et fleurs sont engagées dans une merveilleuse émulation pour colorier et parfumer la nature en fête. Nos rêves aussi, dans la fièvre de tous ces renouveaux, frétillent de désirs insolites, par exemple: sortir de chez soi, aller voir ailleurs, apprécier de plus larges horizons, etc…

     « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Prière de passer par la Porte...

    «Je suis la porte des brebis». C’est étonnant de se désigner soi-même comme une porte, non? Et de le faire solennellement : «Amen, amen, je vous le dis: je suis la porte des brebis». Oui, c’est curieux, mais surtout, c’est heureux !

    La firme Anthropic a refusé que le Pentagone utilise sans restriction les programmes développés par elle

    Blog Comment l’Église catholique monte au filet sur l’intelligence artificielle

    Au milieu du tumulte causé ces semaines dernières par l’administration Trump à l’endroit de Léon XIV, une information à bas bruit est passée plutôt inaperçue. En mars de cette année, aux États-Unis, la firme technologique Anthropic, spécialisée dans l’intelligence artificielle, et créatrice de l’age...

    Michel Danthe Michel Danthe 22/04/2026
    Le souper à Emmaüs. Michelangelo Merisi dit Caravage. Huille sur toile. 1605-1606.

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Il fallait la mort...

    Sur la route d’Emmaüs, Cléophas et son ami sont incapables de reconnaître le Ressuscité dans le voyageur qui chemine avec eux. Tous les indices de la résurrection sont pourtant réunis, ils en conviennent.

    Pierre Emonet Pierre Emonet 17/04/2026
    Christ ressuscité avec les apôtres. Fresque dans le cloître de Santa Maria Novella à Florence

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Paix et Pardon, plus forts que la mort!

    Désarçonnés, les disciples ont besoin de se rassembler pour comprendre ce qui est arrivé. Ils se retrouvent donc ce soir-là, toutes portes verrouillées… Et là, Jésus vient… et se tient au milieu des disciples enfermés. Comment pourraient-ils croire qu’il est ressuscité ?

    Blog L’infini se cache ici-bas

    Ce matin, en regardant la vapeur s’élever de ma tasse de thé, j’ai pensé à vous, lectrices et lecteurs de ce site cath.ch. À nous. À ces instants, si banals, où l’éternité semble se glisser dans notre quotidien sans que nous n’en prenions garde. Nous passons nos vies à chercher le sacré dans les gra...

    Nadine Manson Nadine Manson 08/04/2026
    “La découverte du tombeau vide“. Par Fra Angelico, fresque vers 1437-1446, détail. Musée national San Marco, Florence.

    Blog "Comment vivre ce matin de Pâques?"

    Comme Marie-Madeleine? Comme Simon-Pierre ? Comme Jean? «Marie-Madeleine se rend au tombeau de grand matin. C’était encore les ténèbres…et le tombeau est vide». Dans la Bible, le mot ténèbres désignent d’abord l’absence de vie. Et effectivement la vie n’est plus là, c’est le vide.