L'un, l’autre participant au colloque X. On peut tirer un parallèle entre la solidité de l'édifice et celle de la foi. Le respect de la substance ancienne (la molasse) est lié à des valeurs religieuses.
Y. Le temps n'existe pas. C'est nous qui existons. A nous de sauver le spirituel. Un peu plus tard : Les gens d'aujourd'hui ne pensent plus à l'éternité.
Z. L'architecte doit rechercher l'harmonie finale. L'artiste d'aujourd'hui donne la forme de la chose; il doit penser à l'éternité pour travailler au mieux.A la pause, une personne demande si la spiritualité est un mot que l’on met volontiers en relation avec le verbe bâtir. Réponse : L'art appartient à l'architecte, mais chacun peut avoir une spiritualité, qui est le bien fait, la bonne construction, ce concept de l'éternité.La Cathédrale, une valeur, un bien ?Un participant : La Cathédrale est une valeur de l'organisation humaine qui l'entoure, un bien, cantonal du fait qu'elle bénéficie d'un budget. Mais pas une valeur de l'Eglise. L’assemblée s'intéresse alors à deux sujets : l'argent nécessaire, d'une part, à la sauvegarde du bâtiment, d'autre part à l'information de la population. Une question surgit : -Si l'Etat ne fournit pas les moyens financiers nécessaires à la rénovation, à l'entretien, faut-il inciter des fonds privés à suppléer à cela ? Après tout, des établissements bancaires soutiennent bien les Journées du patrimoine ! En échange, lancent quelques participants, que l'Etat donne des cadeaux fiscaux aux mécènes !L'avez-vous visitée ?(Le chroniqueur a recueilli la réponse d'une participante étrangère, après sa visite de la cathédrale) - Bel édifice, belle salle de concert, mais absence de religiosité. Je n'ai pas eu le sentiment que ce lieu est celui de la spiritualité, a-t-elle relevé en substance. Ceci encore : - Pourquoi la dimension religieuse de la Cathédrale n’a-t-elle pas été évoquée lors du colloque ?.La "dimension religieuse"Ce thème ne figurait pas au programme du colloque sur la Cathédrale de Lausanne. Pourtant, année après année, nombre de visiteurs admirant l'architecture de l'édifice s'étonnent de la grande, voire extrême austérité du bâtiment, de la froideur de cette cathédrale. Catholique dans un passé lointain, Réformée depuis plusieurs siècles, la Cathédrale de Lausanne (ou Cathédrale Notre-Dame de Lausanne, ou simplement «La Cathédrale» - voir www.lechailleran.ch, journal, année 2010, no 393). Gagnerait-elle à devenir officiellement celle des personnes professant le christianisme (catholiques, orthodoxes, réformés), engagées volontaires matériellement, culturellement, spirituellement, durablement dans la vie de la Cathédrale ?Les sommes nécessaires non seulement à l'entretien, mais aux grandes interventions sur et dans le bâtiment pourraient en partie, selon des participants au colloque, provenir de donateurs (sociétés et personnes privées). Quant à l'information du public, des milieux compétents, soutenus financièrement par des mécènes, la prendraient en charge. Ainsi, la Cathédrale ne dépendrait plus uniquement des ressources de l'Etat, et les effets négatifs des réductions de budget du canton seraient évités. L'engagement de moyens officiels et privés semble à d'aucuns la meilleure voie pour restaurer et entretenir l'édifice. Mais également maintenir, développer l'attention de la population au fil des ans.
L'info, la com…
Au nombre des conclusions présentées par les organisateurs, à l'issue du colloque, figure la nécessité d'une stratégie de communication. Il est essentiel de parler de ce que l'on projette de faire, non seulement avec les spécialistes et les députés, mais avec le public.PhilGo