La journée du souvenir des disparus, le deuxième jour de novembre, pourrait être l’occasion de rendre hommage à des inconnus dont la tâche est souvent lourde.Les employés des pompes funèbres, nommés croque-morts par une partie de la population, remplissent une fonction dont une grande partie du public n’a aucune idée. En sus de leur rôle, ces hommes-là cumulent la discrétion, le respect, la dignité dans les actes qu’ils ont à accomplir sans se mettre en évidence, silencieusement.Les employés des pompes funèbres ont une vie professionnelle, personnelle, familiale, marquée par des heures difficiles au cours de leurs activités et par la suite:
- levées de corps (les plus pénibles pour eux: les décès d’enfants) au domicile du défunt ou ailleurs, parfois dans la nature;
- travaill au contact permanent de personnes éplorées, déroutées, voire catastrophées ; activité dans une ambiance, le plus souvent, de tristesse continue;
- en marge du travail en semaine, jours (samedi, dimanche) et heures (y compris celles de nuit) de garde, au domicile également;
- tâche lourde, rendant parfois l’esprit indisponible, dès lors absence de véritable contact avec ses enfants, son épouse, ses amis; (liste partielle).Travailler aux pompes funèbres nécéssite un sens élevé du service à la société, une abnégation, une solidité psychique et physique. Peu de professions rendent l’homme aussi ouvert à autrui, compréhensif, attentif aux misères du monde humain. Qui a vécu au sein d’une famille dont le père est, était employé des pompes funèbres, se souvient toute sa vie de la pénibilité de sa tâche, de la hauteur d’âme nécessaire à l’accomplissement de son activité.Une proposition : avoir une pensée pour eux, le 2 novembre, en guise d’hommage.PhilGo