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  • Une réelle présence (1)

    Blog Une réelle présence (1)

    La chronique "Les autres" n'a pas pour objet d'explorer la théologie ou plus largement l’univers de la spiritualité. Mais un peu soi, les autres. En empruntant aussi, de temps en temps, des pistes à Dieu vat.Réelle? Oui, car apparente, claire, manifeste, avérée, patente, indéniable, effective, visible, vraie, évidente. Mais encore éclatante aux yeux de tous. Réelle, qui existe dans les faits. Donc flagrante, niable aucunement.Dans une partie de la population, réelle semble accompagner de moins en moins le mot présence. L'adverbe réellement perdrait-il aussi du terrain dans les conversations, les relations humaines? De mauvaises langues avancent que les moyens de communication modernes - commodes, légers, petits, transportables, aux qualités quasiment innombrables - font lentement oublier l'usage de certains mots, voire l’existence de vivants à côté de soi ou ailleurs, avancent même des trublions.Un point de départ est offert à cette chronique-ci par le Dictionnaire historique de la langue française (éd. Le Robert). L'ouvrage précise que le sens général de réel est apparu d'abord en théologie, au XVIe siècle, "en parlant de la présence réelle de Dieu dans le pain et le vin de l'Eucharistie." L’arrivée? Une question au terme de la seconde partie,  ou ce qui semblera bon au lecteur.«Mettre en route» la vue, l'ouïe, le toucher se produit à maintes reprises quand on est éveillé. Ainsi - un exemple parmi d’autres - quand on s’arrête sur le trottoir pour saluer un ami, puis s’attabler ensemble au café du coin, l'odorat et le goût entrant à leur tour en action. Ici, comme dans d’autres circonstances, la rencontre, le rôle joué par ces sens permettent d'éprouver les impressions qu’une réelle présence produit. De vivre pleinement en être humain au côté d’un semblable. De partager le trésor que constitue un instant de silence quand, à deux, on entre dans les profondeurs de la vie.Présence. Maintenant. Ici. Avec nos seuls yeux, nos seules oreilles et mains, nos seules paroles, tout ce qui finalement permet d'être, là, vraiment. Présence à soi, à autrui. Parce que disponible, tel que  - vivant - l'on est en ce moment. Corps et esprit libres. Ce faisant, en état de pure communication. Dépourvu de matériel et pourvu de cet immatériel que représente l'entièrement soi doublé d'un tout entier à autrui.Pleine et entière, une réelle présence porte en elle l'humain nature, unique. Son existence à côté d’autres uniques le dispose à penser large : nous sommes tous en chemin. Cheminer ensemble a parfois, voire souvent de l'attrait, "du bon" comme disent encore, ici et là, des pères et des mères. Ainsi, ce qui est effectif, visible, vrai, évident, apparent, palpable, manifeste, porte à éviter les pierres de toute taille, les fossés, les ronces. A extraire de la mémoire, diront les plus attentifs, le verbe abominer.Aux yeux d'aucuns, l'humain perd peu à peu sa réelle présence - entière, non seulement de chair et d'os - quand dans ses contacts, ses relations avec autrui, ce vivant en vient à oublier d'utiliser spontanément Sa vue, Son ouïe, Son verbe, Son toucher. Ou lorsqu'il ne laisse plus son visage dire son être, ses bras et ses mains transmettre ce qu'il destine à autrui, son esprit et son cœur recevoir ce qui lui est destiné. Il perd ainsi ce qui lui est propre : être, humain, unique, créature présente à quelqu'un, quelqu'une.Aux yeux d'autres?  (voir 2e partie)

    Le printemps nous donne l'occasion de visiter les églises de nos régions, également celles de nos frères protestants | photo: l'abbatiale de Payerne

    Blog La saison des églises

    Ça y est! Le printemps est là. Feuilles et fleurs sont engagées dans une merveilleuse émulation pour colorier et parfumer la nature en fête. Nos rêves aussi, dans la fièvre de tous ces renouveaux, frétillent de désirs insolites, par exemple: sortir de chez soi, aller voir ailleurs, apprécier de plus larges horizons, etc…

     « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Prière de passer par la Porte...

    «Je suis la porte des brebis». C’est étonnant de se désigner soi-même comme une porte, non? Et de le faire solennellement : «Amen, amen, je vous le dis: je suis la porte des brebis». Oui, c’est curieux, mais surtout, c’est heureux !

    La firme Anthropic a refusé que le Pentagone utilise sans restriction les programmes développés par elle

    Blog Comment l’Église catholique monte au filet sur l’intelligence artificielle

    Au milieu du tumulte causé ces semaines dernières par l’administration Trump à l’endroit de Léon XIV, une information à bas bruit est passée plutôt inaperçue. En mars de cette année, aux États-Unis, la firme technologique Anthropic, spécialisée dans l’intelligence artificielle, et créatrice de l’age...

    Michel Danthe Michel Danthe 22/04/2026
    Le souper à Emmaüs. Michelangelo Merisi dit Caravage. Huille sur toile. 1605-1606.

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Il fallait la mort...

    Sur la route d’Emmaüs, Cléophas et son ami sont incapables de reconnaître le Ressuscité dans le voyageur qui chemine avec eux. Tous les indices de la résurrection sont pourtant réunis, ils en conviennent.

    Pierre Emonet Pierre Emonet 17/04/2026
    Christ ressuscité avec les apôtres. Fresque dans le cloître de Santa Maria Novella à Florence

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Paix et Pardon, plus forts que la mort!

    Désarçonnés, les disciples ont besoin de se rassembler pour comprendre ce qui est arrivé. Ils se retrouvent donc ce soir-là, toutes portes verrouillées… Et là, Jésus vient… et se tient au milieu des disciples enfermés. Comment pourraient-ils croire qu’il est ressuscité ?

    Blog L’infini se cache ici-bas

    Ce matin, en regardant la vapeur s’élever de ma tasse de thé, j’ai pensé à vous, lectrices et lecteurs de ce site cath.ch. À nous. À ces instants, si banals, où l’éternité semble se glisser dans notre quotidien sans que nous n’en prenions garde. Nous passons nos vies à chercher le sacré dans les gra...

    Nadine Manson Nadine Manson 08/04/2026
    “La découverte du tombeau vide“. Par Fra Angelico, fresque vers 1437-1446, détail. Musée national San Marco, Florence.

    Blog "Comment vivre ce matin de Pâques?"

    Comme Marie-Madeleine? Comme Simon-Pierre ? Comme Jean? «Marie-Madeleine se rend au tombeau de grand matin. C’était encore les ténèbres…et le tombeau est vide». Dans la Bible, le mot ténèbres désignent d’abord l’absence de vie. Et effectivement la vie n’est plus là, c’est le vide.