1. Rendre compte à la population, de façon détaillée, d’exposés présentés lors de la conférence de presse du 16 juillet 2012 à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, à savoir de l’annonce publique et signature de l’accord entre le Centre Max Plank (Allemagne) et l’EPFL, cela sans une once de connaissances scientifiques, relèverait du défaut d’honnêteté.2. Par contre, faire état de l’essentiel - un accord de partenariat relatif à l’ouverture d’un laboratoire commun, et la volonté de conjuguer les savoir-faire dans le domaine des nanosciences - apparaît convenable.3. Dès lors informer : les nanosciences fondamentales constituent un domaine dans lequel on tente de mieux comprendre et contrôler le comportement et les interactions de la matière à de très petites échelles.4. Puis dresser une liste d’un certain nombre de mots se succèdant au fil des exposés et de la présentation d’illustrations. Cela peut conduire le lecteur sur le seuil des mondes familiers aux scientifiques présents à l’Ecole polytechnique ce jour-là.5. Extrait de la liste : biologie, tolérance, protection, fréquence, sciences, santé, recherche, thérapies, hautes technologies, vaccins, molécules, infections, chimie, cancer, diagnostic, physique, interfaces biomoléculaires, enzymes, interception, protéines, réactions, membranes, diffusion, énergie, pathogène, réduction…6. Chercher à comprendre, face à l’écran, deux tableaux explicatifs. Tenter de saisir la signification de tel et tel signe. Parmi les symboles scientifiques, le béotien en sciences de toute nature remarque une croix, puis une autre, de forme identique. Faut-il voir ici le signe «plus» ou le symbole du décès ? Accepter humblement que le temps manque pour obtenir la réponse.7. Après l’avoir remarqué parmi les personnalités assises aux premiers rangs, au terme de la conférence de presse solliciter le concours de l’un des responsables de l’EPFL afin de recueillir une précision. Saluer son honnêteté intellectuelle quand il signale qu’il y a là, à trois mètres, le professeur Didier Trono, doyen de la Faculté des Sciences de la Vie à l’EPFL. Biologiste et médecin, spécialiste de la génétique et de la virologie, à l’EPFL depuis 2004.8. S’approcher du professeur, solliciter sa réponse à cette question: En quoi consistent les approches bio-nanotechnologiques, prometteuses notamment pour la pharmacologie? Sa réponse tient en ceci: - Par exemple, utiliser ces très petites particules pour transporter dans le corps, si possible de manière ciblée, des molécules à effet thérapeutique, dont le relâchement au site d’action pourrait lui aussi être contrôlé par manipulation préalable de ces nanoparticules.9. Les médias ayant rendu compte de la conférence de presse du 16 juillet 2012, le chroniqueur n’y reviendra que pour relever ceci : deux institutions de pays voisins (la Max Planck Gesellschaft en Allemagne et l’Ecole poytechnique fédérale de Lausanne) comptent, dans le domaine des nanosciences, «conjuguer leurs savoir-faire». D’aucuns préfèrent le mot partenariat, entré en 1984 dans la langue française. Le verbe conjuguer, lui, date de 1572, et savoir-faire de 1671. Leurs racines sont plus profondes dans l’histoire des mots. Dès lors voir probablement un signe de solidité dans l’accord signé à l’EPFL en été 2012. Le but principal de la collaboration - la formation de la relève scientifique dans le domaine des nanosciences - appelle un engagement résolu.Note : Des citoyens et citoyennes voient dans l’EPFL un temple de l’univers froid que constitueraient ou constituent les sciences et les techniques, les substances, objets ou encore réalités matérielles que sont les choses. L’accord Max Planck – EPFL démontre, comme d’autres auparavant et dans le futur, que l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne œuvre au bien-être, à la santé des humains. Rappeler de temps à autre cette finalité-là? Mais oui!PhilGo
avec l’agence pro info
La chronique «Les autres» vise à élargir la connaissance de ce qui se passe dans le monde, cet «Ici et ailleurs». Aujourd’hui : la collaboration entre scientifiques dans le domaine de la santé humaine.