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  • Avec la disparition du pape Ratzinger, c’est un peu l’image de l’Eglise «à la bavaroise» qui s’évapore peu à peu
    Avec la disparition du pape Ratzinger, c’est un peu l’image de l’Eglise «à la bavaroise» qui s’évapore peu à peu - Flickr/ Mazur/www.thepapalvisit.org.uk/ CC BY-NC 2.0

    Blog Des hommages aux images

    «Une pluie d’hommages», c’est ainsi qu’un journaliste a commenté le décès du pape émérite Benoît XVI. Chefs d’Etats et autres notables civils et ecclésiastiques ont renchéri sur les mérites du pape défunt, que ce soit dans sa mission en Eglise ou dans son rayonnement sur la société. Des nuances, voire des bilans mitigés, se sont aussi exprimés. Pour ma part, j’ai apprécié la sobre remarque du pape François au sujet de son prédécesseur «de pieuse mémoire»: «Un fidèle serviteur de l’Evangile, un homme humble et gentil». C’est en effet l’impression qu’il laissait à ceux qui l’avaient rencontré.

    Benoît XVI a quitté ce monde à l’âge de 95 ans, après sa retentissante renonciation il y a 10 ans déjà. Avec lui, c’est une certaine figure de notre Eglise qui s’efface. Certes l’Eglise du Christ peut compter sur la fidélité de son Seigneur qui ne laissera pas les forces du mal l’emporter sur elle (Cf. Mt 16,18). Mais les réalisations institutionnelles de l’Eglise sont largement conditionnées par les aléas de l’Histoire. On peut estimer qu’avec la disparition du pape Ratzinger, c’est un peu l’image de l’Eglise «à la bavaroise» qui s’évapore peu à peu. Oui, l’Eglise des oracles dogmatiques, des pratiques traditionnelles, des institutions altières, des injonctions verticales sur la société ambiante.

    «Une figure de proximité sympathique a surgi avec le pape au beau nom de François»

    Je crois que le pape François a compris que notre Eglise devait vivre, certes en fidélité à l’Evangile de toujours, mais aussi en plongée dans un monde différent, celui de la synodalité à l’intérieur de l’Eglise catholique, celui du dialogue œcuménique et des rencontres interreligieuses, celui de la priorité accordée aux plus pauvres et aux exclus, pour une évangélisation au large d’une humanité en pleine évolution tous azimuts.

    Une figure de proximité sympathique a surgi avec le pape au beau nom de François. Mais cette image est actuellement en profonde mutation très significative. Sans survaloriser l’aspect symbolique des postures papales, il faut admettre que nous sommes tous ramenés aux fécondités de la pauvreté plutôt qu’aux lustres de la célébrité. Que voyons-nous désormais? Un pape bien dans sa tête, mais avec des jambes qui ne le portent plus. Il circule parmi nous sur une chaise roulante. Il doit compter à tout moment sur l’aide d’auxiliaires dévoués. Bien présent et encore très actif, il est cependant devenu un pape infirme âgé de 85 ans. Une allégorie qui fait réfléchir.

    «Il nous faut toujours avancer dans notre Histoire en faisant confiance au Christ et à son Esprit, qui souffle où il veut»

    Notre Eglise ne traverse-t-elle pas toutes sortes d’infirmités? Il n’est pas nécessaire de consulter la météo des statistiques. En Occident du moins, nous le constatons chaque jour, et plus encore à la sortie du Covid: les foules sont devenues des «petits troupeaux», les liturgies sont peu fréquentées, les jeunes sont souvent aux abonnés absents, les vocations aux ministères, ordonnés ou religieux, sont de plus en plus rares, etc… Dans l’espérance de nouveaux printemps, actuellement, c’est plutôt la fonte des neiges catholiques.

    Il nous faut toujours avancer dans notre Histoire en faisant confiance au Christ et à son Esprit, qui souffle où il veut. Nous continuerons donc à donner la main à Pierre, avec la confession de sa foi solide (Cf. Mt 16,16-20). Mais si Pierre doit sans cesse, avec courage et humilité, «affermir ses frères» (Lc 22,32), il peut aussi lui arriver d’avoir des pensées qui ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes (Cf. Mt 16,23). D’où la nécessité de réformes permanentes dans l’Eglise et aussi dans le ministère de Pierre, comme l’ont rappelé le concile Vatican II et le saint pape Jean Paul II lui-même.

    Quelle que soit la figure qui rayonne au Vatican, c’est toujours l’icône du Christ ressuscité, sauveur du monde et berger de son Eglise, qui doit nous fasciner dans la prière et nous occuper dans la mission.

    Claude Ducarroz

    4 janvier 2023

     « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.

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