Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Ne pas désespérer dans l'Eglise
    Ne pas désespérer dans l'Eglise - Pierre Pistoletti

    Blog Douleur et douceur, les deux mémoires de l’Eglise

    Le scandale des abus de toute sorte dans l’Église ne peut plus être ignoré. Régulièrement, comme des rappels vaccinaux, des rapports ou des témoignages viennent nous redire ce que pourtant nous savions déjà, comme pour réactiver notre honte.

    Mais là un danger nous guette, celui de nous enfermer dans la mémoire douloureuse. On reste centré sur la blessure avec une indignation qui enfle et qui devient colère. Or celle-ci, quand elle s’auto-entretient, pousse malheureusement plus à la destruction et au rejet qu’à la reconstruction et à la réconciliation. Il faut faire mémoire, mais en respectant un nécessaire double mouvement.

    D’une part, il faut impérativement faire mémoire de la douleur. Il nous incombe de creuser avec obstination la mémoire de l’Église, de mettre au jour et d’être à l’écoute des souffrances que trop longtemps on a niées ou tenues cachées. Ce travail nous pousse à regarder lucidement les plaies du corps du Christ qui laissent des traces de sang sur sa tunique. Mémoire de la passion qui nous ouvre les yeux sur les structures de péché que nous avons laissé se développer dans l’Église. Mais si nous en restons là, le désespoir et le découragement ne sont pas loin.

    «Il faut faire anamnèse, se raconter les moments où ça a vibré, où nous avons senti l’Église»

    Or la mémoire ne sera complète que si elle est aussi la mémoire de la résurrection du Christ qui ne cesse de se réactualiser dans le corps ecclésial depuis le matin de Pâque. Si chercher sans se lasser dans la mémoire de l’Église les taches de sang sur la tunique est fondamental, il faut aussi, tout aussi patiemment, rechercher les expériences de résurrection telles que les ont vécues les disciples, le blessé au bord du chemin quand s’approche le Samaritain, les pauvres et les lépreux embrassés par François d’Assise, les moines de Tibhirine et leurs voisins musulmans et des milliers d’autres anonymes qui sont l’Église-Corps.

    Il faut faire anamnèse, se raconter les moments où ça a vibré, où nous avons senti l’Église, senti la fraternité, senti la résonance du Corps, senti la présence du Seigneur et d'où nous sommes repartis tout joyeux, le cœur brûlant.

    «‘Faire synode’ c’est marcher ensemble en s’efforçant de susciter la parole au centre et dans tous les recoins de l’espace communautaire»

    C'est en allant chercher ces deux mémoires, qui nous font éviter à la fois le défaitisme et l'angélisme, qu'il nous est maintenant demandé de «faire synode» et d'avancer vers l'espérance du Royaume. Il ne s’agit pas d’inventer une nouvelle manière de faire Église, mais de redécouvrir, d’amplifier et de réaffirmer ce qu’elle a toujours été, peut-être de manière voilée et trop peu visible, un lieu où circule la parole, parole reçue et parole redonnée constamment. Aller chercher la douleur des compromissions, des transgressions, des crimes commis, mais surtout, pour les contredire, aller chercher la douceur de le grâce reçue, du souffle vivifiant de l’Esprit, aller chercher des chemins de résurrection, des lieux pour rêver dans une Église qui doit se faire poète pour dire l’infini de Dieu.

    «Faire synode» c’est marcher ensemble en s’efforçant de susciter la parole au centre et dans tous les recoins de l’espace communautaire pour entendre la mémoire combinée de la passion et de la résurrection du Corps du Christ. Voir les plaies mises au jour, mais savoir qu’il y a eu et qu’il y aura encore en nous et entre nous des dynamiques de guérison. Voir aussi les aspérités et les structures qui déchirent, qui blessent et qui tuent et s’efforcer de les corriger. Non pas démolir l’Église comme certains le proposent ou le craignent, mais patiemment l’aimer, la repenser, la remodeler, la reconfigurer pour qu’elle soit un espace pour la douceur et non pour la douleur.

    Thierry Collaud

    1er novembre 2021

     « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Prière de passer par la Porte...

    «Je suis la porte des brebis». C’est étonnant de se désigner soi-même comme une porte, non? Et de le faire solennellement : «Amen, amen, je vous le dis: je suis la porte des brebis». Oui, c’est curieux, mais surtout, c’est heureux !

    La firme Anthropic a refusé que le Pentagone utilise sans restriction les programmes développés par elle

    Blog Comment l’Église catholique monte au filet sur l’intelligence artificielle

    Au milieu du tumulte causé ces semaines dernières par l’administration Trump à l’endroit de Léon XIV, une information à bas bruit est passée plutôt inaperçue. En mars de cette année, aux États-Unis, la firme technologique Anthropic, spécialisée dans l’intelligence artificielle, et créatrice de l’age...

    Michel Danthe Michel Danthe 22/04/2026
    Le souper à Emmaüs. Michelangelo Merisi dit Caravage. Huille sur toile. 1605-1606.

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Il fallait la mort...

    Sur la route d’Emmaüs, Cléophas et son ami sont incapables de reconnaître le Ressuscité dans le voyageur qui chemine avec eux. Tous les indices de la résurrection sont pourtant réunis, ils en conviennent.

    Pierre Emonet Pierre Emonet 17/04/2026
    Christ ressuscité avec les apôtres. Fresque dans le cloître de Santa Maria Novella à Florence

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Paix et Pardon, plus forts que la mort!

    Désarçonnés, les disciples ont besoin de se rassembler pour comprendre ce qui est arrivé. Ils se retrouvent donc ce soir-là, toutes portes verrouillées… Et là, Jésus vient… et se tient au milieu des disciples enfermés. Comment pourraient-ils croire qu’il est ressuscité ?

    Blog L’infini se cache ici-bas

    Ce matin, en regardant la vapeur s’élever de ma tasse de thé, j’ai pensé à vous, lectrices et lecteurs de ce site cath.ch. À nous. À ces instants, si banals, où l’éternité semble se glisser dans notre quotidien sans que nous n’en prenions garde. Nous passons nos vies à chercher le sacré dans les gra...

    Nadine Manson Nadine Manson 08/04/2026
    “La découverte du tombeau vide“. Par Fra Angelico, fresque vers 1437-1446, détail. Musée national San Marco, Florence.

    Blog "Comment vivre ce matin de Pâques?"

    Comme Marie-Madeleine? Comme Simon-Pierre ? Comme Jean? «Marie-Madeleine se rend au tombeau de grand matin. C’était encore les ténèbres…et le tombeau est vide». Dans la Bible, le mot ténèbres désignent d’abord l’absence de vie. Et effectivement la vie n’est plus là, c’est le vide.

    Pete Hegseth, ministre américain de la Défense, a demandé à Dieu de donner à son armée d’exercer «une violence extrême contre ceux qui ne méritent aucune pitié»

    Blog Les prières idolâtres

    Est-ce qu’il suffit de prier pour que Dieu entende et exauce? Non! Il y a même des prières qu’il faut dénoncer comme idolâtres parce qu’elles instrumentalisent Dieu pour justifier le profit et l’accaparement qui écrasent et qui tuent.