Aux Etats-Unis, un jeune homme de 20 ans pénètre dans une école et tire: 20 enfants meurent. En Syrie, les bombes pleuvent frappant indistinctement: les enfants figurent souvent parmi les victimes. Ailleurs, en Suisse, une «fenêtre à bébés» va s’installer en Romandie, après Einsiedeln. Son but: prévenir l’abandon d’enfants.Enfants qui meurent, bébés à naître, enfances différentes, enfances sacrifiées ou sauvées... La vie se donne, se perpétue inlassablement de génération en génération. La fin de 2012 n’y déroge pas. Noël fête l’esprit d’enfance et un regard innocent sur le monde. Un regard qui transforme les atteintes à l’enfance en atteintes à l’avenir du monde, à l’espoir en marche. Car tout enfant est un potentiel de nouveautés, de promesses, de richesses.Un futur Mozart a-t-il succombé outre-Atlantique? Un génie de l’informatique est-il mort à Alep ou à Damas? A l’inverse, un Einstein en herbe bénéficiera-t-il du refuge temporaire d’une «fenêtre à bébé»? Même sans destin exceptionnel, le droit à l’enfance reste essentiel. Un enfant heureux est un adulte fécond en devenir. Et un adulte fécond est un bonheur pour l’humanité.Le monde qui s’essouffle de la cupidité et de la courte vue de certains se doit d’offrir un cadre aux enfants. La réalité de Noël vient nous rappeler, dans sa candeur et sa nudité, que les adultes sont responsables de l’enfance. Que les lumières de la nuit de Bethléem ne sont pas juste destinées à un enfant lointain de Palestine. Que des vies peuvent devenir fécondes à la contemplation d’un enfant placé dans une mangeoire. Que Dieu a offert, par le petit de la crèche, le mystère de son incroyable incarnation.Dieu s’est fait l’un de nous. Et le visage d’un enfant a transformé le monde.
Joyeux Noël!Bernard Litzler