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  • Représentation de l'appel des apôtres par Domenico Ghirlandaio (1481), chapelle Sixtine, Vatican
    Représentation de l'appel des apôtres par Domenico Ghirlandaio (1481), chapelle Sixtine, Vatican - CC – worldhistory.org – Perledarte – CC BY-NC

    Évangile du dimanche Evangile de dimanche: "Avons-nous trouvé le Messie?"

    Après ce Temps de la Nativité, aujourd’hui, c’est l’Apôtre André qui vient interpeller son frère Simon: «Nous avons trouvé le Messie». Ne vient-il pas aussi nous interpeller et nous poser la question: «l’avons-nous trouvé?» N’est-ce pas la question centrale de notre existence?

    «Ce que je suis aujourd’hui, ce que je fais, tout cela est-il au cœur d’une dynamique, d’une réponse à un appel?  N’y a-t-il pas en moi, une capacité mystérieuse qui vient creuser un authentique désir de bonheur et de vérité?» N’est-ce pas cela le projet de Dieu pour chacune et chacun? En quelques mots, le découvrir, c’est s’ouvrir à notre vocation d’homme et de femme…

    Alors que nous disent ces textes si anciens? Laissons-nous déplacer par Samuel, Paul et Jean...

    Tout d’abord, il y a une origine à ces récits, celle qui fonde l’histoire de notre humanité. C’est l’appel que Dieu fait à l’homme depuis la Genèse: «Où es-tu?» (Gn 3, 9).

    Il est presque normal, dans ce commencement du nouveau Temps liturgique, que nous soyons confrontés au plus profond de notre humanité à cet appel… Un appel fondé sur un amour inconditionnel et gratuit.

    Faire de notre vie une réponse à cet appel constitue notre liberté et notre dignité tout au long de notre existence.

    Mais soyons honnête, voilà deux termes appel et vocation connotés et qui peuvent faire peur… En fait, on les associe le plus souvent à des engagements religieux en Église. Oui, bien sûr, mais se mettre en route et chercher à vivre toujours plus près de Dieu, ne nous met pas dans une catégorie à part ; chacun, chacune est engagé d’une manière différente et singulière sans préséance, ni hiérarchie. Les paroles de l’évangéliste nous concernent sans exclusive, quels que soient notre âge, notre histoire de vie, notre statut dans la société, notre religion ou notre absence de religion. Le «où es-tu?» de la Genèse se transforme en «Samuel, Samuel» pour arriver jusqu’à nous et dire à notre cœur «Venez, et vous verrez». Aucune contrainte, aucune violence… un accompagnement de l’Ami qui se découvre discrètement dans le cours de nos vies.

    Mais comment se passe cet appel? L’évangile ici nous aide à prendre conscience d’une réalité: l’importance des signes dans le quotidien de nos existences. Dieu ne cesse de nous appeler.

    Tout d’abord, un élément central qu’il ne faut jamais perdre de vue : L’initiative vient d’un autre. Ils sont sollicités, invités par quelqu’un. Aucun n’est devenu ni disciple, ni croyant par lui-même. Ils ont même eu recours à un tiers pour garantir d’une certaine manière l’appel qu’ils reçoivent. Et puis, ils ne posent pas de conditions. Ils répondent. Ils le suivent simplement.  Ils font confiance. C’est l’acte de foi qui ouvre un chemin.

    N’y a-t-il pas là, au cœur de ces appels et de ces rencontres comme une reconnaissance libératrice et heureuse de nos particularismes. Cette pluralité est spécifique à notre condition d’enfants de Dieu. Le croyant, le rebelle vivent en chacun de nous pour des raisons différentes. C’est bien d’une certaine manière ce que Paul nous rappelle lui aussi dans sa Lettre aux Corinthiens. Ce corps, c’est nous-mêmes avec ce mélange de repli sur soi et d’offrande, de refus et d’accueil, de faiblesse et de courage.

    Que chacun de nous, là où il en est sur le chemin, entende cet appel et réalise que témoigner de sa foi permet à l’autre, d’une manière qui nous échappe, d’entendre lui aussi l’Ami qui frappe à sa porte.

    C’est bien ce que nous rappelle Jean dans l’Apocalypse, «Je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un m’entend et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je dînerai avec lui et lui avec moi». (Ap 3, 20)

    Alors, nous pourrons dire «nous avons trouvé le Messie»…

    Fr Michel Fontaine, op | Vendredi 12 janvier 2024

    Jn 1, 35-42

    En ce temps-là,
    Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples.
    Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit :
    « Voici l’Agneau de Dieu. »
    Les deux disciples entendirent ce qu’il disait,
    et ils suivirent Jésus.
    Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient,
    et leur dit :
    « Que cherchez-vous ? »
    Ils lui répondirent :
    « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –,
    où demeures-tu ? »
    Il leur dit :
    « Venez, et vous verrez. »
    Ils allèrent donc,
    ils virent où il demeurait,
    et ils restèrent auprès de lui ce jour-là.
    C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi).

    André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples
    qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus.
    Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit :
    « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ.
    André amena son frère à Jésus.
    Jésus posa son regard sur lui et dit :
    « Tu es Simon, fils de Jean ;
    tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre.

     « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.

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