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  • Jésus nous appelle à accepter notre condition humaine et à la vivre pleinement
    Jésus nous appelle à accepter notre condition humaine et à la vivre pleinement - Flickr/Lawrence OP/CC BY-NC-ND 2.0

    Évangile du dimanche Evangile de dimanche: Dieu de la Vie et des vivants

    Sommes-nous conscients que le Dieu en lequel nous croyons est un Dieu

    vivant, mieux, un Dieu qui donne la vie et qui fait vivre? Ne sommes-nous pas

    tentés quelquefois de réclamer la vie au lieu de l’accueillir? Celle que nous

    réclamons alors est celle dont nous rêvons, une vie sans souffrance, épanouie où

    tout se déroulerait selon nos plans les plus secrets, sans dépendance de

    quiconque.

    Laissons-nous désarçonner par Jésus lorsqu’il répond à certains Juifs

    nommés Sadducéens qui, réfractaires à l’idée d’une vie après la mort, lui

    tendent un piège: une femme, devenue veuve à sept reprises et qui, à chaque

    fois, se remarie, comme le demande la Loi, pour assurer une descendance, et

    cela sans succès, «de quel mari sera-t-elle la femme, à la résurrection?»

    demandent-ils à Jésus.

    “Ne sommes-nous pas tentés quelquefois de réclamer la vie au lieu de
    l’accueillir?“

    Jésus n’entre pas dans une discussion sur le mariage et ne cherche pas à

    exalter un célibat qui garantirait la vie éternelle. Il prend le contrepied en

    partant de la résurrection. La vie n’est pas une question de Loi, à savoir si

    on a été légitimement marié ou non, combien de fois et à qui. La vie est le

    bien le plus précieux donné par Dieu à tout homme.

    La vie biologique d’abord: celle qui nous vient de la puissance de la

    création, cette vie qui se fraye toujours un chemin, souvent inattendu, cette

    vie que nous cherchons à prolonger par toutes sortes de moyens, y compris

    parfois les plus inhumains, cette vie que nous croyons maîtriser par de

    savantes manipulations, ou que nous refusons tant elle peut être éprouvante.

    Pourtant, c’est cette vie qui est vie pour l’éternité. Elle n’est pas

    une question de mérite ou de vertu; elle ne résulte pas de la comptabilité

    familiale tenue par les Sadducéens. Dieu donne la vie à chacun. Chacun a du

    prix aux yeux de Dieu indépendamment des relations que l’individu a, de ce

    qu’il fait ou qu’il ne fait pas. Moïse a été saisi devant le buisson ardent par

    la transcendance du Dieu trois fois saint qui donne vie et sens à la vie.

    “Jésus ne nous invite pas à devenir des anges et à nous déconnecter du réel pour nous réfugier dans une spiritualité du tout positif.“

    Jésus affirme que cette vie donnée par Dieu le Vivant ne passera pas car

    elle fait de nous des fils de Dieu. Il nous appelle à une vie sans fin. Etre

    enfant de Dieu, ce n’est pas pour autant échapper à la mort biologique, ce

    n’est pas davantage devenir un ange, car comme l’a admirablement formulé le

    philosophe Pascal: «L’homme n’est ni ange ni

    bête, et le malheur veut que qui veut faire l’ange fait la bête.»

    Jésus ne nous invite pas à devenir des anges et à nous déconnecter du

    réel pour nous réfugier dans une spiritualité du tout positif, de la douceur

    sans saveur, du bonheur garanti. Il nous appelle à accepter notre condition

    humaine et à la vivre pleinement, autrement dit, à vivre sous le regard de Dieu

    en sachant que nous sommes aimés de lui et en essayant d’aimer comme lui. Tel

    est le véritable défi qui ouvre les portes de la vie, ici-bas et éternellement.

    Chantal Reynier | Vendredi 8 novembre 2019

    Lc 20, 27-38

    En ce temps-là,
    quelques sadducéens
    – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection –
    s’approchèrent de Jésus
    et l’interrogèrent :
    « Maître, Moïse nous a prescrit :
    Si un homme a un frère qui meurt
    en laissant une épouse mais pas d’enfant,
    il doit épouser la veuve
    pour susciter une descendance à son frère.

    Or, il y avait sept frères :
    le premier se maria et mourut sans enfant ;
    de même le deuxième,
    puis le troisième épousèrent la veuve,
    et ainsi tous les sept :
    ils moururent sans laisser d’enfants.
    Finalement la femme mourut aussi.
    Eh bien, à la résurrection,
    cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse,
    puisque les sept l’ont eue pour épouse ? »

        Jésus leur répondit :
    « Les enfants de ce monde prennent femme et mari.
    Mais ceux qui ont été jugés dignes
    d’avoir part au monde à venir
    et à la résurrection d’entre les morts
    ne prennent ni femme ni mari,
    car ils ne peuvent plus mourir :
    ils sont semblables aux anges,
    ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection.
    Que les morts ressuscitent,
    Moïse lui-même le fait comprendre
    dans le récit du buisson ardent,
    quand il appelle le Seigneur 
    le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob.
    Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.
    Tous, en effet, vivent pour lui. »

     « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.

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