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    Évangile du dimanche Evangile de dimanche: Le pain tombé du ciel

    Au cours de la discussion qui a suivi la multiplication des pains, Jésus a déclaré tout de go «Je suis le pain qui est descendu du ciel». Parce qu’ils connaissent ses racines familiales, les Juifs protestent: nous savons bien d’où il sort celui-là. Il est le fils de Joseph, et nous connaissons sa mère. Rien à voir avec le Messie que nous attendons, qui, lui, doit tomber du ciel. Décidément, l’enracinement humain de Jésus, son incarnation, est une pierre d’achoppement.

    Comme chacun de nous, Jésus n’est pas uniquement le produit d’un héritage génétique. Ses racines s’étendent bien au-delà de son arbre généalogique, jusqu’à ce mystère personnel dont ni l’état civil ni la biologie ne peuvent rendre compte. Sa personne émerge d’un abîme insondable, aussi vaste que le ciel, dans lequel le regard humain se perd. Seule une inspiration jaillie de cet horizon sans fin y donne accès: «Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire.» Cette explication semble couper l’humanité en deux et réveiller le spectre désespérant de la prédestination: d’un côté, ceux qui, grâce à l’aide du Père, franchissent l’abîme et comprennent que le Christ vient du ciel; de l’autre, ceux, qui appuyés sur leurs seules ressources, manquent le rendez-vous.

    À ceux qui le rapetissent, Jésus rappelle qu’on ne saurait le réduire à son état civil ni à son ascendance familiale.

    Jésus démêle l’énigme. Ce Père qui attire, personne ne l’a jamais vu. N’allez donc pas lui prêter un visage de votre fabrication. Il n’en a pas d’autre que celui du Christ lui-même, pas d’autre parole que le Verbe fait chair, pas d’autre force d’attraction que l’étincelle divine qui luit dans les gestes et les paroles de celui qui affirme venir de Dieu: «Qui m’a vu, a vu le Père!».

    Écartant toute impression d’arbitraire, Jésus affirme que face au Christ il n’y a pas de privilégiés, tous sont à égalité sous le même éclairage, celui de la chair de l’homme de Nazareth. Face à Jésus, il ne s’agit pas de raisonnements ni de parcourir un arbre généalogique, mais de prendre acte d’une nostalgie logée dans le cœur de tout humain, une attirance de fond, la poursuite du pur amour, de la justice intégrale, de la vérité sans ombre, de la liberté sans entraves, telles qu’elles trouvent leur pleine réalisation dans la personne de Jésus, Dieu fait chair.

    À ceux qui le rapetissent, Jésus rappelle qu’on ne saurait le réduire à son état civil ni à son ascendance familiale. Vous pouvez bien voir en moi un concitoyen, mais vous pouvez aussi reconnaître l’étincelle divine dont témoigne en moi tout ce qui dépasse la mesure des choses ordinaires, comme ces cinq mille personnes que j’ai nourries avec cinq pains. Si vous vous laissez attirer par moi, vous comprendrez que je peux être comme un bon pain qui donne des forces pour aller de l’avant. Manger la chair, c’est accepter le Christ dans un corps de chair, avec sa fragile génétique humaine, pour en faire son aliment, ses provisions pour la route à parcourir.

    Pierre Emonet SJ | Vendredi 9 août 2024

    Jn 6, 41-51

    En ce temps-là,
        les Juifs récriminaient contre Jésus 
    parce qu’il avait déclaré : 
    « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel. » 
        Ils disaient : 
    « Celui-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ? 
    Nous connaissons bien son père et sa mère. 
    Alors comment peut-il dire maintenant : 
    ‘Je suis descendu du ciel’ ? » 
        Jésus reprit la parole : 
    « Ne récriminez pas entre vous. 
        Personne ne peut venir à moi, 
    si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, 
    et moi, je le ressusciterai au dernier jour. 
        Il est écrit dans les prophètes : 
    Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. 
    Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement 
    vient à moi. 
        Certes, personne n’a jamais vu le Père, 
    sinon celui qui vient de Dieu : 
    celui-là seul a vu le Père. 
        Amen, amen, je vous le dis : 
    il a la vie éternelle, celui qui croit. 
        Moi, je suis le pain de la vie. 
        Au désert, vos pères ont mangé la manne, 
    et ils sont morts ; 
        mais le pain qui descend du ciel est tel 
    que celui qui en mange ne mourra pas.
        Moi, je suis le pain vivant, 
    qui est descendu du ciel : 
    si quelqu’un mange de ce pain, 
    il vivra éternellement. 
    Le pain que je donnerai, c’est ma chair, 
    donnée pour la vie du monde. »

     « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.

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