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  • Jésus et la femme adultère. Lucas Cranach le Jeunes. Huile sur toile, 1549.
    Jésus et la femme adultère. Lucas Cranach le Jeunes. Huile sur toile, 1549. - Wikimedia Commons

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: quand Dieu se baisse

    Entrons dans le temple avec Jésus et laissons-nous attirer comme tout le peuple qui vient à lui. Il s’assoit au milieu de nous pour nous enseigner. Son enseignement c’est d’abord se baisser pour se mettre au niveau de ses auditeurs. Sa parole nous apprend l’histoire d’une femme prise en flagrant délit d’adultère qui est placée au milieu des gens de loi pour être jugée selon leur application stricte de la loi de Moïse. En fait, le jugement est double et il est déjà rendu. Cette femme est déjà condamnée et ses juges cherchent l’approbation de Jésus qu’ils ont également déjà condamné. En effet leur intention n’est pas pure puisqu’ils l’interrogent pour le mettre à l’épreuve.

    Cette femme et Jésus sont les deux victimes de la dureté de ceux qui s’érigent en juges impitoyables sous prétexte de la loi divine. Ils ont du reste la même réaction face à leurs détracteurs : le silence ! Et c’est ce silence qui exprime le mieux l’esprit de la parole de Dieu par Moïse. La femme ne dit rien si ce n’est qu’elle n’accuse personne de sa condamnation. Et Jésus ne se laisse pas prendre au piège d’une réponse qui lui serait forcément reprochée: il se baisse pour écrire sur le sol.

    Que veut dire ce geste étonnant? Certaines traditions y voient l’écriture d’un acte d’accusation contre la dureté de ces hommes. Mais la plupart des commentateurs préfèrent y voir que Jésus laisse chacun face à lui-même pour interpréter et comprendre en vérité la situation à la lumière de la Parole de Dieu. Comme lorsqu’il raconte des paraboles, Jésus ne donne aucune réponse toute faite aux interrogations des humains: il les met devant leur responsabilité de comprendre par eux-mêmes les enjeux de leurs actes.

    "La loi nouvelle n’est donc plus à l’extérieur de nous comme un règlement mais en nous comme le mouvement de l’amour."

    En se baissant pour tracer des traits sur le sol, Jésus écrit la nouveauté de la loi: l’amour et le pardon qui relèvent. En réécrivant la loi non plus sur la dureté des tables de pierre, mais sur la fragilité de notre humanité, Jésus la porte à son accomplissement. Il réalise par cet acte la prophétie de Jérémie qui annonce que désormais la loi est inscrite dans le cœur de l’homme. La loi nouvelle n’est donc plus à l’extérieur de nous comme un règlement mais en nous comme le mouvement de l’amour.

    Et ça marche… Le silence de Jésus et son geste permettent à ses contradicteurs de rentrer en eux-mêmes et d’y découvrir leur péché. Celui-ci ne consiste pas tant à des actions moralement douteuses mais à l’exclusion provoquée par la dureté des cœurs. Face à eux-mêmes ils s’en vont en commençant par les plus vieux. Il faudra encore du temps pour quitter les vieilles habitudes et entrer dans la justice de l’amour. Le jugement de Dieu se fait pardon.

    Deux sont restés disait Saint Augustin, la malheureuse et la miséricorde. L’une appelle l’autre: la miséricorde de Dieu se penche sur la misère. Jésus met ici en pratique la promesse de Dieu que nous avons entendue à deux reprises en ce temps de Carême dans l’Exode puis dans le Deutéronome: «J’ai vu la misère de mon peuple!» Le Dieu de nos pères est attentif à tout ce qui touche à notre humanité, en particulier dans les situations les plus précaires. Par son geste Jésus en est le témoin le plus crédible.

    Quand Dieu se baisse, il enseigne, il écrit et il pardonne…

    Philippe Matthey | Vendredi 1er avril 2022

    Jn 8, 1-11

    En ce temps-là,
        Jésus s’en alla au mont des Oliviers.
                Dès l’aurore, il retourna au Temple.
    Comme tout le peuple venait à lui,
    il s’assit et se mit à enseigner.
        Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme
    qu’on avait surprise en situation d’adultère.
    Ils la mettent au milieu,
        et disent à Jésus :
    « Maître, cette femme
    a été surprise en flagrant délit d’adultère.
        Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné
    de lapider ces femmes-là.
    Et toi, que dis-tu ? »
        Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve,
    afin de pouvoir l’accuser.
    Mais Jésus s’était baissé
    et, du doigt, il écrivait sur la terre.
        Comme on persistait à l’interroger,
    il se redressa et leur dit :
    « Celui d’entre vous qui est sans péché,
    qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »
        Il se baissa de nouveau
    et il écrivait sur la terre.
        Eux, après avoir entendu cela,
    s’en allaient un par un,
    en commençant par les plus âgés.
    Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.
        Il se redressa et lui demanda :
    « Femme, où sont-ils donc ?
    Personne ne t’a condamnée ? »
        Elle répondit :
    « Personne, Seigneur. »
    Et Jésus lui dit :
    « Moi non plus, je ne te condamne pas.
    Va, et désormais ne pèche plus. »

     « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.

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