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  • Jésus guérit l’aveugle de Siloé
    Jésus guérit l’aveugle de Siloé - Vatican Media

    Évangile du dimanche Evangile de dimanche: Qui donc voit clair ? 

    Jésus ajoute de la boue sur les yeux de l’aveugle… Et cela lui permet de voir clair ! Ainsi, celui qui se reconnait humblement aveugle, accède à la lumière ; il est introduit dans le mystère de Jésus, l'Envoyé du Père.

    Les yeux de l'aveugle-né s’ouvrent. Par la foi, il reconnaît progressivement Jésus comme prophète, puis comme homme de Dieu et enfin comme le Fils de l’homme. Quel cheminement que cette re-con-naissance : naissance ensemble à une vie nouvelle.
    Ce récit bouleverse et ouvre notre manière de voir les choses.

    Il déplace la question pour s'interroger sur qui y voit clair et qui est aveugle, révélant qu'on peut être aveugle et voir… qu'on peut aussi voir mais être aveuglé.

    On peut être capable de voir - car on possède un organe sain de la vue - et pourtant, ne pas voir et, vice versa, ne pas avoir un organe qui permet de voir et pourtant voir clair…

    "Par son écoute du Seigneur, l’aveugle s'est ouvert à la Parole de Dieu"

    Qui donc voit clair ? Qui est aveugle ? D'où vient l'aveuglement ? Et qui donne la vue ?
    Les Pharisiens, eux qui prétendent orgueilleusement voir clair, s’enfoncent dans les ténèbres en ne reconnaissant ni Jésus, ni l'aveugle guéri.
    Mais, qu'est-ce donc que voir clair ? N'est-ce pas discerner l'origine de telle ou telle action, l'origine du bien et du mal ? N'est-ce pas aussi écouter ? Par son écoute du Seigneur, l’aveugle s'est ouvert à la Parole de Dieu, lumière qui illumine et donne de voir. L'aveugle-né s’est laissé envoyer par l'Envoyé de Dieu à la piscine « de Siloé », c’est-à-dire « de l'Envoyé ». Quand il revient, ce nouvel envoyé voit : il a reçu la vue !

    "Une autre question jaillit alors : Comment ses yeux se sont-ils ouverts ?"

    Alors une discussion jaillit entre les différents observateurs présents :
    Reconnaissant le mendiant, certains disent : « c'est lui ».
    D’autres disent : « C'est quelqu’un qui lui ressemble ».
    Mais lui affirme : « C'est bien moi ».
    Une autre question jaillit alors : Comment ses yeux se sont-ils ouverts ?

    L'aveugle raconte ce qui lui est arrivé, mais cela ne suffit pas à le créditer auprès des pharisiens, sûrs de savoir !
    Or, Jésus est venu en ce monde pour une remise en question : afin que ceux qui ne voient pas puissent voir et que ceux qui voient deviennent aveugles…

    "Voir est une grâce à demander… elle suppose de reconnaître son aveuglement"

    Vient alors la bonne question des Pharisiens : « Serions-nous des aveugles nous aussi ? » Jésus confirme leur aveuglement : « Si vous étiez aveugles, vous n'auriez pas de péché, mais du moment que vous dites : « nous voyons », votre péché demeure !
    Voir est une grâce à demander… elle suppose de reconnaître son aveuglement.

    Pour voir, il faut placer sa confiance en l'Autre, s’ouvrir à sa Parole qui illumine et donne de voir clair.
    Par le bain qui fait renaître, Jésus donne à celui qui reconnait son aveuglement, d'être illuminé et de devenir fils de Dieu : c’est ce que vivent les catéchumènes durant le carême ! Ainsi, par la lumière de la foi, Jésus guide ceux qui ne le connaissaient pas encore : il les ouvre à la Lumière.

    A l’aveugle, il est donné de voir clair.
    Tous, nous sommes invités à reconnaître notre aveuglement et à écouter pour devenir fils de Dieu et nous laisser envoyer par le Seigneur.
    A bon entendeur, Salut !

    Nicole Lechanteur | Vendredi 13 mars 2026

    Jn 9, 1-41

    En ce temps-là,
    en sortant du Temple,
    Jésus vit sur son passage
    un homme aveugle de naissance.
    Ses disciples l’interrogèrent :
    « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents,
    pour qu’il soit né aveugle ? »
    Jésus répondit :
    « Ni lui, ni ses parents n’ont péché.
    Mais c’était pour que les œuvres de Dieu
    se manifestent en lui.
    Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé,
    tant qu’il fait jour ;
    la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler.
    Aussi longtemps que je suis dans le monde,
    je suis la lumière du monde. »
    Cela dit, il cracha à terre
    et, avec la salive, il fit de la boue ;
    puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle,
    et lui dit :
    « Va te laver à la piscine de Siloé »
    – ce nom se traduit : Envoyé.
    L’aveugle y alla donc, et il se lava ;
    quand il revint, il voyait.

    Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant
    – car il était mendiant –
    dirent alors :
    « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? »
    Les uns disaient :
    « C’est lui. »
    Les autres disaient :
    « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. »
    Mais lui disait :
    « C’est bien moi. »
    Et on lui demandait :
    « Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? »
    Il répondit :
    « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue,
    il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit :
    ‘Va à Siloé et lave-toi.’
    J’y suis donc allé et je me suis lavé ;
    alors, j’ai vu. »
    Ils lui dirent :
    « Et lui, où est-il ? »
    Il répondit :
    « Je ne sais pas. »

    On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle.
    Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue
    et lui avait ouvert les yeux.
    À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir.
    Il leur répondit :
    « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé,
    et je vois. »
    Parmi les pharisiens, certains disaient :
    « Cet homme-là n’est pas de Dieu,
    puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. »
    D’autres disaient :
    « Comment un homme pécheur
    peut-il accomplir des signes pareils ? »
    Ainsi donc ils étaient divisés.
    Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle :
    « Et toi, que dis-tu de lui,
    puisqu’il t’a ouvert les yeux ? »
    Il dit :
    « C’est un prophète. »
    Or, les Juifs ne voulaient pas croire
    que cet homme avait été aveugle
    et que maintenant il pouvait voir.
    C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents
    et leur demandèrent :
    « Cet homme est bien votre fils,
    et vous dites qu’il est né aveugle ?
    Comment se fait-il qu’à présent il voie ? »
    Les parents répondirent :
    « Nous savons bien que c’est notre fils,
    et qu’il est né aveugle.
    Mais comment peut-il voir maintenant,
    nous ne le savons pas ;
    et qui lui a ouvert les yeux,
    nous ne le savons pas non plus.
    Interrogez-le,
    il est assez grand pour s’expliquer. »
    Ses parents parlaient ainsi
    parce qu’ils avaient peur des Juifs.
    En effet, ceux-ci s’étaient déjà mis d’accord
    pour exclure de leurs assemblées
    tous ceux qui déclareraient publiquement que Jésus est le Christ.
    Voilà pourquoi les parents avaient dit :
    « Il est assez grand, interrogez-le ! »

    Pour la seconde fois,
    les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle,
    et ils lui dirent :
    « Rends gloire à Dieu !
    Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. »
    Il répondit :
    « Est-ce un pécheur ?
    Je n’en sais rien.
    Mais il y a une chose que je sais :
    j’étais aveugle, et à présent je vois. »
    Ils lui dirent alors :
    « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? »
    Il leur répondit :
    « Je vous l’ai déjà dit,
    et vous n’avez pas écouté.
    Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ?
    Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? »
    Ils se mirent à l’injurier :
    « C’est toi qui es son disciple ;
    nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples.
    Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ;
    mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est. »
    L’homme leur répondit :
    « Voilà bien ce qui est étonnant !
    Vous ne savez pas d’où il est,
    et pourtant il m’a ouvert les yeux.
    Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs,
    mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce.
    Jamais encore on n’avait entendu dire
    que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance.
    Si lui n’était pas de Dieu,
    il ne pourrait rien faire. »
    Ils répliquèrent :
    « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance,
    et tu nous fais la leçon ? »
    Et ils le jetèrent dehors.

    Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors.
    Il le retrouva et lui dit :
    « Crois-tu au Fils de l’homme ? »
    Il répondit :
    « Et qui est-il, Seigneur,
    pour que je croie en lui ? »
    Jésus lui dit :
    « Tu le vois,
    et c’est lui qui te parle. »
    Il dit :
    « Je crois, Seigneur ! »
    Et il se prosterna devant lui.

    Jésus dit alors :
    « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement :
    que ceux qui ne voient pas
    puissent voir,
    et que ceux qui voient
    deviennent aveugles. »
    Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui
    entendirent ces paroles et lui dirent :
    « Serions-nous aveugles, nous aussi ? »
    Jésus leur répondit :
    « Si vous étiez aveugles,
    vous n’auriez pas de péché ;
    mais du moment que vous dites : ‘Nous voyons !’,
    votre péché demeure. »

     « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.

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