Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Le baptême du Christ, fresque du Pérugin au choeur de la chapelle Sixtine
    Le baptême du Christ, fresque du Pérugin au choeur de la chapelle Sixtine - Domaine public

    Évangile du dimanche Evangile de dimanche: une nouveauté…

    Le livre de la Genèse s’ouvre par les mots «au commencement» et, après le

    récit de la création et de la chute, il nous présente deux hommes, deux frères:

    Caïn et Abel, le premier mettant le second à mort.

    L’évangile de Jean s’ouvre aussi par les mots «au commencement» que nous avons entendus le jour de Noël. Ensuite, il nous présente aussi deux hommes, deux proches: Jean-Baptiste et Jésus. Mais entre ces deux hommes-là, il n’est pas question de meurtre. On pourrait même affirmer que Jean-Baptiste est un peu l’anti-Caïn qui nous permet d’entrer vraiment dans ces temps nouveaux que Dieu nous donne. Jean-Baptiste nous présente, dans l’Evangile de ce dimanche, un exemple de ce qu’est le monde renouvelé par la venue du Christ qui change la relation que nous avons avec nous-mêmes, avec Dieu et avec notre prochain.

    Dans la Genèse, Caïn et Abel ont chacun leur domaine de compétence. La jalousie va naître dans le cœur de Caïn parce que son frère a quelque chose à offrir qui plaît à Dieu. Caïn regarde l’offrande d’Abel et la jalouse car elle est supérieure. Jean-Baptiste, lui, voit la grandeur de la mission de Jésus. Il voit et Il dit que Jésus est Celui qui doit porter un baptême plus grand que le sien.

    Les temps nouveaux sont ceux où Dieu se rend visible à nos yeux et où nous osons Le regarder.

    Mais, chez Jean-Baptiste, aucune envie ou jalousie à l’égard de celui devant lequel il doit s’effacer. La différence d’offrande à Dieu n’est pas source de conflit. Jean sait ce qu’il a reçu et ce qu’il est appelé à donner. Il ne cherche pas à compter jalousement ce qu’il a en main. C’est donner qui est sa joie. Entretenir une bonne relation à soi, se connaître, ce n’est pas répertorier ce qu’on a de plus ou de moins que ses voisins. C’est quand on se donne qu’on se connaît. Les temps nouveaux sont ceux de la joie du don.

    La différence entre Caïn et Jean-Baptiste se situe ensuite dans leur relation à Dieu. Alors que le premier est interpellé par Dieu et refuse d’entrer en dialogue avec Lui, le second ne cesse de se référer à la révélation de Dieu pour expliquer la teneur de sa mission. C’est parce qu’il a vu l’Esprit descendre sur Jésus qu’il sait que c’est Lui l’envoyé qui accomplit la Parole. Sa relation à Dieu est au cœur de sa mission. Les temps nouveaux sont ceux où Dieu se rend visible à nos yeux et où nous osons Le regarder.

    Jean-Baptiste est celui qui accepte le mystère de l’autre.

    Tout cela rejaillit enfin sur la manière dont Jean-Baptiste se situe à

    l’égard de l’autre. Caïn ne supportant pas la petitesse de son don, refusant le

    dialogue que Dieu lui propose, fait disparaître son frère. Il le tue pour

    effacer celui qui ne cesse de lui rappeler ses limites. Jean-Baptiste, au

    contraire, ne met pas la main sur l’autre. Il répète plusieurs fois à propos de

    Jésus: «je ne le connaissais pas, mais… ».

    Jean-Baptiste est celui qui accepte le mystère de l’autre. Accepter le

    mystère de l’autre, c’est l’appeler à déployer sa vie. Je peux connaître

    l’autre, même bien le connaître, vivre à ses côtés; mais quelque chose de

    profond, de sacré, m’échappera toujours en lui. Les temps nouveaux sont ceux où

    l’autre est respecté dans sa singularité.

    Parce que Dieu s’est fait homme, le Règne de Dieu s’est approché de nous. Et cela renouvelle notre relation à nous-mêmes, à Dieu et aux autres. Il s’est passé quelque chose à Noël. Comme Jean-Baptiste soyons les témoins de ce renouveau et déployons-le vraiment dans toute notre vie.

    Jacques-Benoît Rauscher | Vendredi 17 janvier 2020

    Jn

    1, 29-34

    En ce

    temps-là,
    voyant Jésus venir vers lui,
    Jean le Baptiste déclara :
    « Voici l’Agneau de Dieu,
    qui enlève le péché du monde ;
    c’est de lui que j’ai dit :
    L’homme qui vient derrière moi
    est passé devant moi,
    car avant moi il était.
    Et moi, je ne le connaissais pas ;
    mais, si je suis venu baptiser dans l’eau,
    c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »
    Alors Jean rendit ce témoignage :
    « J’ai vu l’Esprit
    descendre du ciel comme une colombe
    et il demeura sur lui.
    Et moi, je ne le connaissais pas,
    mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit :
    ‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer,
    celui-là baptise dans l’Esprit Saint.’
    Moi, j’ai vu, et je rends témoignage :
    c’est lui le Fils de Dieu. »

     « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Prière de passer par la Porte...

    «Je suis la porte des brebis». C’est étonnant de se désigner soi-même comme une porte, non? Et de le faire solennellement : «Amen, amen, je vous le dis: je suis la porte des brebis». Oui, c’est curieux, mais surtout, c’est heureux !

    La firme Anthropic a refusé que le Pentagone utilise sans restriction les programmes développés par elle

    Blog Comment l’Église catholique monte au filet sur l’intelligence artificielle

    Au milieu du tumulte causé ces semaines dernières par l’administration Trump à l’endroit de Léon XIV, une information à bas bruit est passée plutôt inaperçue. En mars de cette année, aux États-Unis, la firme technologique Anthropic, spécialisée dans l’intelligence artificielle, et créatrice de l’age...

    Michel Danthe Michel Danthe 22/04/2026
    Le souper à Emmaüs. Michelangelo Merisi dit Caravage. Huille sur toile. 1605-1606.

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Il fallait la mort...

    Sur la route d’Emmaüs, Cléophas et son ami sont incapables de reconnaître le Ressuscité dans le voyageur qui chemine avec eux. Tous les indices de la résurrection sont pourtant réunis, ils en conviennent.

    Pierre Emonet Pierre Emonet 17/04/2026
    Christ ressuscité avec les apôtres. Fresque dans le cloître de Santa Maria Novella à Florence

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Paix et Pardon, plus forts que la mort!

    Désarçonnés, les disciples ont besoin de se rassembler pour comprendre ce qui est arrivé. Ils se retrouvent donc ce soir-là, toutes portes verrouillées… Et là, Jésus vient… et se tient au milieu des disciples enfermés. Comment pourraient-ils croire qu’il est ressuscité ?

    Blog L’infini se cache ici-bas

    Ce matin, en regardant la vapeur s’élever de ma tasse de thé, j’ai pensé à vous, lectrices et lecteurs de ce site cath.ch. À nous. À ces instants, si banals, où l’éternité semble se glisser dans notre quotidien sans que nous n’en prenions garde. Nous passons nos vies à chercher le sacré dans les gra...

    Nadine Manson Nadine Manson 08/04/2026
    “La découverte du tombeau vide“. Par Fra Angelico, fresque vers 1437-1446, détail. Musée national San Marco, Florence.

    Blog "Comment vivre ce matin de Pâques?"

    Comme Marie-Madeleine? Comme Simon-Pierre ? Comme Jean? «Marie-Madeleine se rend au tombeau de grand matin. C’était encore les ténèbres…et le tombeau est vide». Dans la Bible, le mot ténèbres désignent d’abord l’absence de vie. Et effectivement la vie n’est plus là, c’est le vide.

    Pete Hegseth, ministre américain de la Défense, a demandé à Dieu de donner à son armée d’exercer «une violence extrême contre ceux qui ne méritent aucune pitié»

    Blog Les prières idolâtres

    Est-ce qu’il suffit de prier pour que Dieu entende et exauce? Non! Il y a même des prières qu’il faut dénoncer comme idolâtres parce qu’elles instrumentalisent Dieu pour justifier le profit et l’accaparement qui écrasent et qui tuent.