Parmi les points forts de la vie du diocèse de Sion, le Festival des Familles tient sa place depuis presque deux décennies. Les générations (enfants, parents, grands-parents), les paroisses, les mouvements diocésains se rencontrent, s’informent, se récréent dans une ambiance de saine et simple convivialité... Quel plaisir de rencontrer avec des poussettes des jeunes de naguère, et avec des cheveux presques blancs, les parents d’entan devenus grands-parents aujourd’hui !L’édition de cette année, ce dimanche passé 16 mars, fut réussie...Et je me mets à rêver d’un Festival des familles sur ma colline au Congo. Il y aurait une messe qui durerait plus de 2 heures, avec une chorale de blancs européens qui ferait en chantant la procession des offrandes (là je rêve vraiment, car les catholiques originaires d’Europe se comptent sur les doigts d’une main dans ma région !), des repas de maïs servis sur la prairie devant l’église, des conférences sur le développement durable, sur l’économie domestique, sur une saine régulation des naissances... De quoi donner un espoir et une regain de dynamisme aux hommes et femmes qui s’engagent là-bas pour une Eglise vivante et une société plus juste.Les familles valaisannes ont la chance d’avoir ce Festival et d’autres manifestations diocésaines de ce genre. En Europe il est essentiel de resserrer les liens entre tous les membres croyants et convaincus, de plus en plus esseulés dans une société consumériste et superficielle.
La superficialité guette aussi l’Afrique, mais elle a encore des ressources de solidarité et de temps qui peut permettre à l’Eglise catholique de garder sa place de leader (souvent d’opposition constructive) dans une société qui s’enfonce dans le marasme.A la fin du festival de Sion, les enfants ont lâché des bulles de savons, qui ont éclaté quelques mètres plus haut. Par contre on peut réver jusqu’en Afrique.