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  • "Enfin nous avons pris conscience que le bien-être au travail pouvait trouver son développement dans une prise en charge globale de l’employé" (Nadine Manson) - photo d'illustration © WSCF2016_group_work_BB_GA-3538/Flickr/CC BY-NC-ND 2.0

    Blog Je bosse donc

    Depuis déjà quelques décennies, se confier sur ses joies et difficultés au travail, dresser son bilan de compétence, suivre des sessions de supervision avec ses collègues est devenue monnaie courante.

    Enfin nous avons pris conscience que le bien-être au travail pouvait trouver son développement dans une prise en charge globale de l’employé. Le salaire n’est pas tout. Tout n’est pas qu’une question de sous!

    Être bien avec soi, dans son travail, au milieu ses collègues, a conduit de nonbreuses ressources humaines à déployer des recettes pour favoriser la cohésion du groupe. Des recettes pour donner le temps aux employés de se pencher sur leur situation familiale, personnelle, professionnelle ont vu le jour. Organiser des séminaires pour motiver et enthousiasmer le personnel. Offrir des supervisions d’équipe pour résoudre les conflits et éveiller une dynamique de groupe. Arranger des excursions de plusieurs jours dans des endroits et des conditions extrêmes pour provoquer des situations ultimes de cohésion fraternelle.

    Cette évolution du monde du travail est la résultante des changements de générations. A ce propos, vous connaissez ces quatre grandes générations délimitées par la sociologie:

    1.Les baby-boomers, nés entre 1946 et 1965

    2.La génération X, née entre 1965 et 1980

    3.La génération Y, née entre 1980 et 2000

    4.La génération Z, née à partir de l’an 2000

    Leur conception du travail, décrite à grands traits par les sociologues, parle d’elle-même. La génération X met l’accent sur sa carrière. Elle est peu propice à la réorientation professionnelle et à la nouveauté. Principalement pour elle, ces méthodes de remise en question du sens du travail a été bénéfique et libératrice. Ne plus mettre au centre du sens de sa vie, le travail.

    “Après le dieu de la carrière, nous avons engendré le dieu du numérique”

    La génération Y, quant à elle, exprime son besoin de phase de repos et de temps pour soi au travail. Elle embrasse différents emplois, se perfectionne, change de voie professionnelle afin de trouver la meilleure place pour elle. Elle succède aux efforts entrepris par ses aînés, aussi rapides que les nouvelles technologies avec lesquelles elle a vu le jour, la génération Y bouleverse la vision du monde.

    Et enfin, la génération Z abreuvera dans quelques années le monde du travail. Née avec le numérique, le travail et la vie personnelle baignent dans cette interactivité sans frontières. Quant à leur gestion du travail, l’avenir nous le dira.

    Pourquoi ce détour vers cette classification? A lire le récit de la Genèse, le travail pourrait être interprété comme une punition. Avant la chute, tout était offert sans effort dans le jardin d’Eden. Avoir déplu à Dieu conduit au châtiment de devoir travailler pour manger, boire et vivre.

    Je ne vais pas retracer l’histoire de la pensée sur cette notion du travail. Partons du fait que le travail est inéluctable, il est une donnée de notre société. Comment faire pour le rendre agréable? Nourrissant? Fécond? Epanouissant?

    Comment notre connaissance des approches diverses du travail selon les générations peut-elle nous aider à mieux vivre nos emplois? Car le travail occupe encore la majeure partie de notre temps. De nos jours, tant de techniques, de sciences et de savoir-faire incitent à se réaliser sur son lieu de travail. Les générations Y et Z ne s’y sont pas trompées, elles ont démystifié le travail. Ce n’est plus toute leur vie et cela ne doit plus être le centre de leur vie. Vous me direz, leur centre s’est déplacé vers le numérique. Probablement.

    Après le dieu de la carrière, nous avons engendré le dieu du numérique. Qui ou quoi serait apte à distancer tout cela? J’ai vécu une nouvelle approche du travail via une intervision teintée de lectio divina. Étrange au premier abord. Combinaison singulière et surprenante du travail et ses normes matérielles avec l’écoute des textes biliques et de leur résonance en nous. L’avenir serait-il là en germe: un travail numérique doté d’une spiritualité immatérielle et intemporelle?

    Nadine Manson

    22 novembre 2023

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moi, je les connais,
et elles me suivent.

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