A quoi vous fait penser cette gentille phrase tirée de l’hebdomadaire «Coopération» du 3 décembre 2013 p.46?
Aux nombreux non-chrétiens qui vont aussi fêter Noël parmi nous?
Aux assez nombreux chrétiens qui ont oublié l’origine de cette fête, ce qui ne va pas les empêcher de bien réveillonner?
Aux très nombreux enfants de chez nous qui vont recevoir un cadeau du Père Noël sans qu’on leur parle du vrai Noël?
Pas du tout! Il s’agit de nos chers poilus (mais non, pas ceux de la guerre de 14-18!). Voyons, nos poilus les plus chers, à savoir… les chats.«Pourquoi nos amis à quatre pattes devraient-ils être exclus des fêtes de Noël?» se demande la journaliste au cœur de miel. Suivent quelques idées de cadeaux… pour chats de Noël!
C’est vrai après tout: les bergers, à la crèche, ont peut-être offert quelques gadgets de circonstance à leurs moutons et à leurs chiens, histoire de ne pas les exclure lors de la distribution des cadeaux par le Père Noël de Bethléem.
Je n’ai rien contre les chats, moi qui suis un chat-noine. Mais franchement, si je ne dois pas oublier mes « petits amis » à l’occasion de Noël, je choisis plutôt quelques enfants de Syrie, quelques familles des Philippines, quelques personnes âgées solitaires chez nous, quelques réfugiés angoissés par leur futur inquiétant, etc…
Plutôt que Minet ou Milou.Vous me direz que la charité pour les uns (humains) n’empêche pas quelque tendresse pour les autres (bêtes). C’est vrai. Mais où est l’urgence dans notre société? Où est la priorité de Noël? Qui attend, dans un cri ou dans son silence, un authentique geste d’amour?
A chacun de choisir ses préférés. Je connais ceux de Jésus.
Et les vôtres?Claude Ducarroz