Du 1er au 3 août derniers, les jeunes de notre paroisse ont vécu leur session de formation. Celle-ci est annuelle et organisée au cœur des grandes vacances. Ce fut un beau moment. Le thème: «Moi, jeune et le sacrement de la confession».Il s’agissait, d’après le curé, de redynamiser la pratique de ce sacrement chez les jeunes qui en ont appris l’usage au temps de leur première communion et donc de l’enfance et qui ont besoin de formation pour vivre ce sacrement comme des adultes en devenir!La session fut très bien fréquentée par environ 80 jeunes. L’ambiance était belle et bonne avec ce qui fait le charme de toutes les réunions de jeunes à travers le monde: la désinvolture des uns, le sérieux des autres et des motivations plus ou moins «mêlées»!Pendant trois jours se sont succédés des conférences, des moment de prière et de célébration (mise en pratique du thème!), des moments de carrefours pour préparer des débats ou des questions aux pères, des temps de convivialité et de travaux manuels, des moment récréatifs avec de la musique «plein tube» et des films (Sister act!) passés pour la première fois sur le mur de l’église avec le nouveau beamer importé d’Europe...Le dimanche après la grand-messe et le repas, un concert des trois chorales de jeunes de la paroisse devant l’église a donné lieu à une bonne ambiance de chants et de danses tant des choristes que des spectateurs. L’eau de vie a coulé un peu et tout le monde était enchanté!Avec du recul et en comparaison avec ce qui se passe en Europe tout ceci tient du petit miracle: réussir à mettre en mouvement 80 jeunes d’une paroisse de 3000 habitants pour un sujet aussi musclé que celui-là montre bien qu’on est dans une ambiance religieuse différente du vide européen.Pourtant les jeunes sont assez semblables par bien des aspects à ceux de l’Europe: même goût de la frime, des clans, des attitudes superficielles et factices... Mais parce que la religion n’a pas (encore) été rejetée dans les marges minoritaires, il est possible d’avoir une vie paroissiale jeune et dynamique (aussi parce que la population est globalement beaucoup plus jeune que sur le vieux continent!).Mais la globalisation fait son chemin comme un rouleau compresseur. Il y a plus de chances que dans dix ans l’Afrique à ce point de vue ressemble à l’Europe d’aujourd’hui, que l’inverse...Mais qu’importe, le présent a ses beaux moments!