Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Le cardinal Pizzaballa, patriarche de Jérusalem, est venu parler d'espérance, le 14 novembre 2025 à Fribourg
    Le cardinal Pizzaballa, patriarche de Jérusalem, est venu parler d'espérance, le 14 novembre 2025 à Fribourg - Bernard Hallet

    Blog L’espérance c’est aujourd’hui!

    Quand tout va vraiment mal dans nos vies, dans l’Église ou dans le monde, grande est la tentation de désespérer ou de céder au cynisme désabusé. L’espérance est là pour entretenir notre quête d’une vraie vie. Sa réalité est attestée ne serait-ce que par un seul témoin.

    Le 15 novembre, à l’occasion du Dies academicus, la faculté de théologie de l’Université de Fribourg a remis un doctorat honoris causa au cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem, reconnaissant en lui une voix chrétienne forte, en Terre sainte, qui parle pour la justice et la paix. Dans une conférence donnée la veille, le cardinal a évoqué sa ville de Jérusalem et son présent tragique où aucune solution ne semble se faire jour. Les mots sont forts: «tsunami d’hostilités», «une douleur incapable de reconnaître la douleur des autres», «on ne voit pas le début d’une réconciliation». Il y a un sentiment de lassitude à entendre cette description. N’en sortirons-nous jamais? Situation chaotique qui nous renvoie aussi à nos propres chaos, à toutes nos impasses désespérantes.

    L’évêque de Jérusalem reconnaît humblement et lucidement qu’il ne voit pas de solutions, mais qu’il a de l’espérance. Comment comprendre cela? Une naïveté crasse? Une utopie qui fait divertissement? Ou une projection dans l’au-delà? Comment concilier l’état désespérant du monde et l’espérance?

    De manière interpellante, Pierbattista Pizzaballa nous a dit nourrir son espérance avec les deux derniers chapitres de l’Apocalypse qui annoncent la venue de la «nouvelle Jérusalem», ville resplendissante qui descend du Ciel avec Dieu qui vient pour être «Dieu-avec-eux».

    “Attention de bien comprendre le sens de l’espérance chrétienne telle qu’exprimée par saint Jean”

    Comme si, quand on est dans le désespoir le plus profond parce qu’on réalise qu’on habite la Jérusalem impure et sanguinaire dénoncée déjà par les prophètes (Lm 1,17, Ez 24,6), la seule espérance à laquelle on pouvait se rattacher est celle, la plus folle, d'une cité lumineuse, pacifiée et pacifiante qui nous est donnée d'en haut et d’un Dieu qui vient l’habiter avec nous.

    Mais attention à bien comprendre le sens de l’espérance chrétienne telle qu’elle est exprimée par saint Jean. Il ne s’agit pas de belles images pour nous faire rêver à une vie qui serait après et ailleurs, au Paradis, ou comme le dit Bonhoeffer dans sa prison, «d’une dernière échappatoire vers l’éternité pour fuir les difficultés et les tâches terrestres». Il s’agit de la venue dans notre monde d’une réalité transformante qui confère à nos vies leur plénitude d’humanité.

    Ce que nous espérons c’est, à l’image de la Transfiguration du Seigneur, la transfiguration de nos vies et de nos villes pour que les humains qui les habitent soient de vrais vivants, se recevant de la grâce de Dieu, et pour qui la vie éternelle est déjà commencée, comme le dit une préface du missel romain.

    “L’espérance que nous portons c’est celle d’être aujourd’hui des humains vraiment vivants”

    Le cardinal Pizaballa n’a pas de solution politique au conflit israélo-palestinien. Il a cependant quelque chose de beaucoup plus précieux. Il porte l’espérance, il empêche la fermeture du désespoir. Par son témoignage d’homme de paix, il rejoint tous les témoins qui rendent crédible cette espérance d’une transformation de notre vie sur la terre et la différencient d’une utopie fantasmatique. Ils sont petits et cachés. Ils ne font pas la Une des journaux. À nous de les repérer et de nous en inspirer.

    L’espérance que nous portons c’est celle d’être aujourd’hui des humains vraiment vivants pour, peu à peu, contredire, dans ce monde, la haine, la mort et le chaos et l’ouvrir à l’éternité. Espérance, tension, désir qu’à bien su décrire Maurice Zundel: «Si nous étions vivants avant la mort, en effet, s'il y avait en nous cette grandeur, cette puissance de rayonnement où s'atteste une valeur, s'il y avait en nous une source jaillissante, si notre vie portait partout la lumière, si elle était un dialogue avec l'Éternel, si nos actions n'étaient pas limitées, si elles avaient toute l'ampleur et toute la portée que l'amour leur peut conférer, la mort serait progressivement vaincue, le temps en nous s'éterniserait». Toute notre espérance tient dans ce «si».

    Thierry Collaud

    19 novembre 2025

    Cardinal Pizzaballa: «Guérir de la haine est la tâche ultime de la Terre sainte»

    14/11/2025

    Cardinal Pizzaballa: «Guérir de la haine est la tâche ultime de la Terre sainte»

    «Une douleur incapable de reconnaître la douleur des autres.» C’est ainsi que le cardinal Pierbattista Pizzaballa a résumé la condition humaine en Terre sainte actuellement.

     « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Prière de passer par la Porte...

    «Je suis la porte des brebis». C’est étonnant de se désigner soi-même comme une porte, non? Et de le faire solennellement : «Amen, amen, je vous le dis: je suis la porte des brebis». Oui, c’est curieux, mais surtout, c’est heureux !

    La firme Anthropic a refusé que le Pentagone utilise sans restriction les programmes développés par elle

    Blog Comment l’Église catholique monte au filet sur l’intelligence artificielle

    Au milieu du tumulte causé ces semaines dernières par l’administration Trump à l’endroit de Léon XIV, une information à bas bruit est passée plutôt inaperçue. En mars de cette année, aux États-Unis, la firme technologique Anthropic, spécialisée dans l’intelligence artificielle, et créatrice de l’age...

    Michel Danthe Michel Danthe 22/04/2026
    Le souper à Emmaüs. Michelangelo Merisi dit Caravage. Huille sur toile. 1605-1606.

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Il fallait la mort...

    Sur la route d’Emmaüs, Cléophas et son ami sont incapables de reconnaître le Ressuscité dans le voyageur qui chemine avec eux. Tous les indices de la résurrection sont pourtant réunis, ils en conviennent.

    Pierre Emonet Pierre Emonet 17/04/2026
    Christ ressuscité avec les apôtres. Fresque dans le cloître de Santa Maria Novella à Florence

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Paix et Pardon, plus forts que la mort!

    Désarçonnés, les disciples ont besoin de se rassembler pour comprendre ce qui est arrivé. Ils se retrouvent donc ce soir-là, toutes portes verrouillées… Et là, Jésus vient… et se tient au milieu des disciples enfermés. Comment pourraient-ils croire qu’il est ressuscité ?

    Blog L’infini se cache ici-bas

    Ce matin, en regardant la vapeur s’élever de ma tasse de thé, j’ai pensé à vous, lectrices et lecteurs de ce site cath.ch. À nous. À ces instants, si banals, où l’éternité semble se glisser dans notre quotidien sans que nous n’en prenions garde. Nous passons nos vies à chercher le sacré dans les gra...

    Nadine Manson Nadine Manson 08/04/2026
    “La découverte du tombeau vide“. Par Fra Angelico, fresque vers 1437-1446, détail. Musée national San Marco, Florence.

    Blog "Comment vivre ce matin de Pâques?"

    Comme Marie-Madeleine? Comme Simon-Pierre ? Comme Jean? «Marie-Madeleine se rend au tombeau de grand matin. C’était encore les ténèbres…et le tombeau est vide». Dans la Bible, le mot ténèbres désignent d’abord l’absence de vie. Et effectivement la vie n’est plus là, c’est le vide.

    Pete Hegseth, ministre américain de la Défense, a demandé à Dieu de donner à son armée d’exercer «une violence extrême contre ceux qui ne méritent aucune pitié»

    Blog Les prières idolâtres

    Est-ce qu’il suffit de prier pour que Dieu entende et exauce? Non! Il y a même des prières qu’il faut dénoncer comme idolâtres parce qu’elles instrumentalisent Dieu pour justifier le profit et l’accaparement qui écrasent et qui tuent.