Kinshasa (RDC). Avec un confrère je rends visite à des Missionnaires de la Charité (Sœurs de Mère Teresa) qui tiennent un petit lieu d’accueil pour handicapés et orphelins dans un quartier périphérique.Mon confrère, qui connaît d’autres communautés semblables à travers le monde, me montre le jardin en disant que Mère Teresa voulait que toutes ses maisons aient un jardin pour subvenir aux besoins des sœurs.Or dans le jardin qu’il me désigne je ne vois que des fleurs ! Est-ce que les Missionnaires de la charité ne se nourriraient que de fleurs. Je m’interroge. Mais non, plus loin derrière les arbres se trouvent aussi des platebandes de légumes. Je suis rassuré !Mais ma méprise donne à réfléchir. Les fleurs ne sont-elles pas aussi nécessaires à la vie que les courgettes, les aubergines et les tomates.Dans cette métropole poussiéreuse ou boueuse selon la saison, de jolis massifs de fleurs devant une maison religieuse ont tout leur sens et répondent à un besoin vital.Nous avons besoin de beau pour être bons. Lorsque les yeux se noient dans la laideur, l’âme est tentée de faire de même et de sombrer dans la méchanceté. Lorsque les yeux sont nourris de beauté, l’âme est invitée à de se rehausser dans la bienveillance et le bien agir.Ainsi donc on en revient à toujours à la même idée : rien n’est plus nécessaire que l’inutile.