Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • La question de la redistribution de l'argent est régulièrement posée en Suisse
    La question de la redistribution de l'argent est régulièrement posée en Suisse - Claudio Schwarz/Unsplash

    Blog Plus de mal que de bien

    La Suisse vient de procéder à un enterrement de première classe de l’impôt sur les successions. Alors que la défaite de l’initiative était prévisible et annoncée par les sondages, son ampleur a surpris jusque dans les rangs de ses adversaires.

    En effet, des études récentes confirment, année après année, que la concentration des fortunes ne cesse de progresser en Suisse avec 42% des actifs détenus par 1% de la population, avec environ la moitié du pactole aux mains d’un pour mille de la population. Les niveaux de concentration de patrimoines atteints par la Suisse sont supérieurs même à ceux des États-Unis.

    Il faut toutefois rappeler que la concentration accrue résulte aussi d’un effet purement mécanique lié à la hausse des cours boursiers et des prix immobiliers. Selon le vieil adage, l’enrichissement vient aussi en dormant, mais seulement quand l’économie va.

    Comment expliquer que, dans cette situation, qu’en dépit des velléités redistributives que suscitent régulièrement – pour preuve la polarisation actuelle de la France autour de la taxe Zucman - les grandes fortunes, plus de trois votants sur quatre se soient dressés pour défendre l’intégrité des héritages de quelque milliers de personnes disposant de fortunes supérieures à 50 millions?

    «La deuxième raison du rejet est sans doute liée à la perspective de l’exode des grandes fortunes»

    La première raison du très faible score vient sans doute du fait que pour soutenir l’initiative il fallait à la fois être d’accord avec la taxation à 50% des héritages supérieurs à 50 millions, et avec l’affectation exclusive du produit de cet impôt à la protection de l’environnement. Cet amalgame entre deux objets bien différents a eu de la peine à emporter l’adhésion au-delà du noyau de la gauche écologique.

    La deuxième raison, est sans doute liée à l’argument largement utilisé par les opposants à la taxation de la perspective de l’exode des grandes fortunes et de la perte d’attractivité de la Suisse pour d’éventuels nouveaux arrivants. En effet, du fait de leur domiciliation en Suisse, les détenteurs des grandes fortunes sont des contribuables comme les autres imposés sur la fortune et sur le revenu, à moins qu’ils ne bénéficient d’arrangements forfaitaires au niveaux communal, cantonal ou fédéral. Si l’impôt effectif sur la fortune semble être inférieur à un pour mille, l’impôt sur des revenus importants n’est pas négligeable.

    Une partie substantielle de l’opposition à l’initiative vient de ceux qui, au terme d’un calcul approximatif coûts/bénéfices, sont arrivés à la conclusion que la contribution des grandes fortunes soulage la charge fiscale générale, et qu’il vaut mieux ne pas les effrayer en agitant le spectre d’une fiscalisation radicale – à 50% - des transmissions, laquelle pourrait les pousser au départ.

    «L’initiative en question a fait une victime collatérale de toute première importance – la question de la justice sociale»

    Face à la peur de déclencher un exode des riches susceptible d’entraîner un manque à gagner pour les finances publiques, lequel pourrait, le cas échéant déboucher sur une hausse d’impôts pour tous, l’argument de justice sociale tombe à plat. En effet, magnanimes, nous aimons tous penser à la redistribution entre le sommet et le bas-fond de la pyramide des revenus ou de la fortune. Or une telle redistribution évite soigneusement de toucher les classes moyennes, ce qui permet à nous – classes moyennes – de tirer notre épingle du jeu. Le scénario après l’exode serait différent et ferait potentiellement passer à la caisse justement les classes moyennes qui l’ont bien compris, et ont voté massivement en conséquence, pour préserver le statu quo.

    En effet l’initiative, en mariant une fiscalité caricaturale avec une fixation sur la protection de l’environnement, a noyé la problématique autrement plus complexe de la justice sociale. Le verdict des urnes est sans appel, il restera longtemps dans les mémoires. Il faudra que beaucoup d’eau passe sous les ponts helvétiques pour que la question de la fiscalité de succession revienne sur les devants de la scène politique. Plus qu’un coup d’épée dans l’eau l’initiative en question a fait une victime collatérale de toute première importance – la question de la justice sociale.

    Paul H. Dembinski

    3 décembre 2025

     « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Prière de passer par la Porte...

    «Je suis la porte des brebis». C’est étonnant de se désigner soi-même comme une porte, non? Et de le faire solennellement : «Amen, amen, je vous le dis: je suis la porte des brebis». Oui, c’est curieux, mais surtout, c’est heureux !

    La firme Anthropic a refusé que le Pentagone utilise sans restriction les programmes développés par elle

    Blog Comment l’Église catholique monte au filet sur l’intelligence artificielle

    Au milieu du tumulte causé ces semaines dernières par l’administration Trump à l’endroit de Léon XIV, une information à bas bruit est passée plutôt inaperçue. En mars de cette année, aux États-Unis, la firme technologique Anthropic, spécialisée dans l’intelligence artificielle, et créatrice de l’age...

    Michel Danthe Michel Danthe 22/04/2026
    Le souper à Emmaüs. Michelangelo Merisi dit Caravage. Huille sur toile. 1605-1606.

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Il fallait la mort...

    Sur la route d’Emmaüs, Cléophas et son ami sont incapables de reconnaître le Ressuscité dans le voyageur qui chemine avec eux. Tous les indices de la résurrection sont pourtant réunis, ils en conviennent.

    Pierre Emonet Pierre Emonet 17/04/2026
    Christ ressuscité avec les apôtres. Fresque dans le cloître de Santa Maria Novella à Florence

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Paix et Pardon, plus forts que la mort!

    Désarçonnés, les disciples ont besoin de se rassembler pour comprendre ce qui est arrivé. Ils se retrouvent donc ce soir-là, toutes portes verrouillées… Et là, Jésus vient… et se tient au milieu des disciples enfermés. Comment pourraient-ils croire qu’il est ressuscité ?

    Blog L’infini se cache ici-bas

    Ce matin, en regardant la vapeur s’élever de ma tasse de thé, j’ai pensé à vous, lectrices et lecteurs de ce site cath.ch. À nous. À ces instants, si banals, où l’éternité semble se glisser dans notre quotidien sans que nous n’en prenions garde. Nous passons nos vies à chercher le sacré dans les gra...

    Nadine Manson Nadine Manson 08/04/2026
    “La découverte du tombeau vide“. Par Fra Angelico, fresque vers 1437-1446, détail. Musée national San Marco, Florence.

    Blog "Comment vivre ce matin de Pâques?"

    Comme Marie-Madeleine? Comme Simon-Pierre ? Comme Jean? «Marie-Madeleine se rend au tombeau de grand matin. C’était encore les ténèbres…et le tombeau est vide». Dans la Bible, le mot ténèbres désignent d’abord l’absence de vie. Et effectivement la vie n’est plus là, c’est le vide.

    Pete Hegseth, ministre américain de la Défense, a demandé à Dieu de donner à son armée d’exercer «une violence extrême contre ceux qui ne méritent aucune pitié»

    Blog Les prières idolâtres

    Est-ce qu’il suffit de prier pour que Dieu entende et exauce? Non! Il y a même des prières qu’il faut dénoncer comme idolâtres parce qu’elles instrumentalisent Dieu pour justifier le profit et l’accaparement qui écrasent et qui tuent.