Surprenant, mais combien sympathique : notre nouveau pape a choisi le nom de François. Sans doute une allusion à un autre François. Un saint évidemment. Mais lequel ?Premier à venir à notre esprit : saint François d’Assise, le petit frère des pauvres. Notre pape s’est dépensé pour les pauvres dans son pays tellement marqué par la misère. Il vit très modestement, nous dit-on. Il s’inscrit certainement dans la spiritualité franciscaine. Tant mieux pour lui et pour nous.Mais le cardinal Bergoglio était un jésuite. Et aussitôt surgit un autre grand saint : François Xavier, le patron des missions. A l’heure de la nouvelle évangélisation, comment ne pas imaginer qu’il ne veuille s’inspirer de son illustre confrère du 16ème siècle, qui démontra et suscita tant de zèle missionnaire ? Nous en avons tellement besoin.A ne pas oublier cependant, un autre François, jésuite lui aussi. Il s’agit du troisième général de la Compagnie, à savoir saint François Borgia. Issu de la famille des (terribles et horribles) papes Calliste III et Alexandre VI, il fut d’abord un homme politique, un époux et un père de huit enfants avant d’entrer dans la Compagnie de Jésus. Un saint prêtre et religieux qui avait fait l’expérience de la vie de famille. Original, mais pourquoi pas ?Nous sommes dans l’aire lémanique. Pourquoi ne pas songer alors à François de Sales, le saint évêque de Genève ? A sa manière, en une époque de controverse, il prôna des relations plus iréniques avec les protestants en misant sur l’amour dans le dialogue. Et si notre pape puisait en lui une stimulation bienvenue pour la relance de l’œcuménisme?Cher nouveau Pape, je vous souhaite de trouver dans ces quatre saints homonymes une belle inspiration pour votre ministère de « serviteur des serviteurs de Dieu ». Avec toute l’Eglise, je prie à cette intention. Et je vous dis de tout mon cœur : bienvenue François!Claude Ducarroz