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  • Le coronavirus a vidé les églises
    Le coronavirus a vidé les églises - illustration © Bhavishya Goel/Flickr/CC BY 2.0

    Blog Qui l’eut cru?

    Dans ma (lointaine) enfance, j’entendais des personnes âgées raconter encore quelques souvenirs de la grippe dite "espagnole" (1918), et ça nous faisait froid dans le dos. Toutes proportions gardées, nous y voici à nouveau, si l’on en croit les mesures drastiques que le coronavirus impose en cascade à nos sociétés, y compris à la nôtre qui s’estimait sans doute à l’abri pour toujours de telles calamités. Progrès de toutes sortes obligent! Mais hélas!

    Pour en rester aux conséquences sur la vie

    religieuse proprement dite –sans oublier toutes les autres évidemment-, nous

    sommes affrontés à des impacts encore inimaginables, il y a quelques jours. Non

    seulement la plupart des réunions sont déconseillées ou renvoyées, mais les

    messes elles-mêmes – le cœur battant de la piété catholique- sont supprimées un

    peu partout. Il nous faut faire ce sacrifice par solidarité citoyenne et

    chrétienne à l’égard des malades actuels ou potentiels, comme aussi par soutien

    à nos autorités qui doivent assumer des responsabilités si graves et si

    difficiles.

    Est-ce à dire que la vie dans l’Esprit des

    chrétiens et des communautés est en voie d’extinction, voire de disparition? Ce

    serait une deuxième tragédie. Il est grand temps de réfléchir et de prier pour

    mieux nous recentrer sur l’Essentiel vital, pour nous ancrer davantage dans

    l’Unique nécessaire.

    D’abord, nous pouvons accepter ces privations

    en signe de profonde communion avec tous les chrétiens -d’hier et encore

    d’aujourd’hui- qui se cramponnent vaillamment à l’Evangile alors qu’ils vivent

    la persécution, l’extrême difficulté de rassemblement, la précarité d’une vie

    d’Eglise sans église et souvent sans eucharistie possible. Ce que nous devons

    assumer par nécessité provisoire est souvent leur pain quotidien. Je l’avais

    vérifié en visitant certains pays d’Europe de l’Est sous la férule communiste.

    "Que l’absence ou la raréfaction ne provoque pas une mauvaise habitude plus ou moins paresseuse"

    Par ailleurs, il nous reste encore tant de trésors évangéliques à explorer et à goûter, mieux que d’habitude, pourquoi pas? Je pense à la visite des églises pour des temps d’adoration en silence, à la prière en famille –cette cellule de base de l’Eglise-, à la méditation de la Parole de Dieu, toujours si accueillante dans les livres bibliques et liturgiques. N’oublions pas non plus que les nouveaux moyens de communication sociale sont aussi pleinement à notre service si l’on veut bien les utiliser pour entrer en contact avec d’autres personnes et d’autres communautés, notamment par la retransmission de certaines liturgies.

    Nous ne sommes pas sans rien, Dieu merci.

    Que l’absence ou la raréfaction ne provoque

    pas une mauvaise habitude plus ou moins paresseuse. Il serait évidemment très

    dommageable, à cause de cette épreuve de diète religieuse, que nous

    abandonnions le désir de nous retrouver en communautés rassemblées, que nous

    perdions le goût de participer en direct à l’eucharistie, ce rendez-vous

    mystique et sensible avec Celui qui nous invite à sa table.

    Nous n’avions pas prévu ce jeûne-là. Mais

    préparons-nous déjà, après notre passage au désert avec les austérités qui

    s’imposent, à nous retrouver en bonne forme spirituelle pour refaire Eglise

    dans la joie des retrouvailles eucharistiques et fraternelles.

    Sans oublier que l’amour du prochain, à

    commencer par celui qui va à la rencontre des plus pauvres et des plus

    souffrants, est aussi, en toutes circonstances, une très belle forme de

    communion.

    Claude Ducarroz

    18 mars

    2020

     « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.

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    Blog L’infini se cache ici-bas

    Ce matin, en regardant la vapeur s’élever de ma tasse de thé, j’ai pensé à vous, lectrices et lecteurs de ce site cath.ch. À nous. À ces instants, si banals, où l’éternité semble se glisser dans notre quotidien sans que nous n’en prenions garde. Nous passons nos vies à chercher le sacré dans les gra...

    Nadine Manson Nadine Manson 08/04/2026
    “La découverte du tombeau vide“. Par Fra Angelico, fresque vers 1437-1446, détail. Musée national San Marco, Florence.

    Blog "Comment vivre ce matin de Pâques?"

    Comme Marie-Madeleine? Comme Simon-Pierre ? Comme Jean? «Marie-Madeleine se rend au tombeau de grand matin. C’était encore les ténèbres…et le tombeau est vide». Dans la Bible, le mot ténèbres désignent d’abord l’absence de vie. Et effectivement la vie n’est plus là, c’est le vide.

    Pete Hegseth, ministre américain de la Défense, a demandé à Dieu de donner à son armée d’exercer «une violence extrême contre ceux qui ne méritent aucune pitié»

    Blog Les prières idolâtres

    Est-ce qu’il suffit de prier pour que Dieu entende et exauce? Non! Il y a même des prières qu’il faut dénoncer comme idolâtres parce qu’elles instrumentalisent Dieu pour justifier le profit et l’accaparement qui écrasent et qui tuent.