Petite étape à Monaco. Sur le Rocher, après un coup d’œil rapide au Palais et à la Cathédrale, il y a bien sûr la visite quasi-obligée au Musée Océanographique. Les requins ont trouvé là un défenseur pertinent et très pédagogue. En parcourant les différentes salles aménagées avec compétence on finit, après l’avoir vu évoluer dans des aquariums géants, par tout savoir sur ce terrible poisson et à le trouver sympathique et même nécessaire à notre survie.On s’aperçoit que les requins sont très utiles à l’équilibre de la faune aquatique et donc à l’ensemble de l’éco-système de la planète. Alors qu’on croyait que c’était l’animal le plus dangereux pour la vie de l’homme, le musée nous apprend que les morts humaines à cause des requins se chiffrent à moins de dix par année, alors que les méduses (50), les abeilles (400), les crocodiles (2’000) et les serpents (100'000) sont beaucoup plus nocifs. La palme allant aux moustiques, responsables de 800'000 décès par an...Le Musée Océanographique de Monaco pousse même le zèle jusqu’à proposer une salle avec un plan d’eau à hauteur d’homme où les visiteurs, sous l’œil et les explications d’océanographes très psychologues, peuvent toucher et caresser des espèces de requins... plutôt petits et placides.On sort ami-ami avec ces bêtes, après avoir passé l’inévitable magasin et avant de parcourir les rues de la Principauté, où d’autres espèces de requins sont bien présents mais plus difficiles à discerner dans la faune bigarrée.
Guy Luisier