Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Comment rendre le système bancaire plus sûr et plus éthique?
    Comment rendre le système bancaire plus sûr et plus éthique? - Claudio Schwarz/Unsplash

    Blog Travaux d’Hercule pour le système bancaire

    La Commission d’enquête parlementaire(CEP), récemment nommée, est chargée de faire la lumière sur la débâcle du Crédit suisse et les éventuelles responsabilités publiques en la matière. C’est un travail extrêmement difficile car il s’agit d’expliquer pourquoi la législation qui a fait suite à la crise financière de 2008 n’a pas fonctionné, mais aussi de se prémunir contre une éventuelle faillite de l’UBS, faillite que la Suisse n’aurait pas la capacité d’assumer.

    Pour répondre aux deux questions, il faut revenir à l’essence même du métier de banquier. Celui-ci est un intermédiaire entre les déposants et les emprunteurs. Il collecte des dépôts pour les placer avec intérêts.

    Le plus grand risque de ce métier est la fuite des déposants et donc le retrait des dépôts. C’est ce qui s’est passé pour le Crédit suisse en deux vagues, d’abord durant l’automne 2022, puis en février et mars 2023. Une telle sortie des dépôts marque une profonde défiance. Elle est le signe que la banque a  manqué à ce qui fait le fondement du métier c’est-à-dire le respect des déposants. C’est un comportement gravement immoral et signe d’une lourde incompétence. Malheureusement, il n’existe aucune loi qui sanctionne l’immoralité et l’incompétence en la matière.

    Cette dérive, qui a consisté à placer l’argent des dépôts dans des placements qu’il faut qualifier de «casinos», a pris naissance aux Etats-Unis dans les années 1980 avec la déréglementation des marchés financiers. Est apparue alors une finance fondée sur des modèles statistiques de probabilité, complètement déconnectée de la réalité de l’économie. Cette déconnexion était justifiée par les grandes banques parce qu’elle rapportait beaucoup d’argent. Celui-ci était devenu une fin en soi et non un moyen de développement. Nous payons aujourd’hui cette déconnexion et ce déni de la réalité qui a accéléré de façon exponentielle les écarts de richesse à l’intérieur des pays.

    Que peut proposer la CEP face à ce constat? Une première recommandation serait de limiter les incitations à l’immoralité comme les super-bonus que se sont versés les dirigeants du Crédit suisse au cours des 10 dernières années (32 milliards). L’argent facile est à l’évidence un pousse-au-crime. Mais malheureusement, les conseils d’administration et les assemblées d’actionnaires ne sont pas un garde-fou contre les super-bonus dans le cas des grandes banques multinationales. Il est donc nécessaire que l’organisme chargé de la supervision des banques (la FINMA) puisse limiter les bonus en fonction des résultats réels des institutions.

    “En tant qu’instrument de paiement, la monnaie est un bien public”

    Une autre recommandation serait la suivante. La FINMA pourrait prendre des mesures d’urgence en cas de crise, mesures allant jusqu’à la sanction des banques. Mais cette idée est illusoire. En cas d’effondrement d’une banque, la seule institution qui a les moyens de réagir avec promptitude et de rassurer les déposants est la Banque Nationale. Ce fait a été déjà été constaté en 2008 pour l’UBS. Il l’a été de nouveau pour le Crédit suisse. Dans le cas d’une fuite des dépôts, des interventions de la FINMA ne seraient pas à la mesure du problème.

    La dernière recommandation possible serait la séparation de la banque en deux sociétés coiffées par une  holding. D’une part une banque de détail qui se livrerait aux opérations courantes de prêt et de dépôt. Cette banque bénéficierait de la garantie de la Banque Nationale. D’autre part une banque d’investissement qui placerait l’argent des clients qui le souhaiteraient sur les marchés financiers internationaux, mais qui ne bénéficierait pas de cette garantie. En conséquence, cette banque serait obligée d’avoir une gestion du risque rigoureuse car elle agirait sans filet étatique.

    Cette recommandation serait combattue par les milieux financiers car elle conduit à une réduction sensible de la part de la finance spéculative dans le bilan de la banque. Elle irait donc à l’encontre du mouvement de dérégulation des marchés financiers qui s’est développé dans les années 1980-1990. Elle a pourtant un précédent: les réformes du président Roosevelt en 1933 pour stabiliser le dollar et enrayer la cascade de faillites qui minaient le système financier américain. Les banques de dépôt se sont vues interdire d’intervenir en bourse. Roosevelt avait raison dans le contexte de son époque et ses mesures ont atteint leur but. En tant qu’instrument de paiement, la monnaie est un bien public.  L’Etat a le devoir de protéger la valeur du franc d’éventuels défauts bancaires.

    Jean-Jacques Friboulet

    26 juillet 2023

     « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Prière de passer par la Porte...

    «Je suis la porte des brebis». C’est étonnant de se désigner soi-même comme une porte, non? Et de le faire solennellement : «Amen, amen, je vous le dis: je suis la porte des brebis». Oui, c’est curieux, mais surtout, c’est heureux !

    La firme Anthropic a refusé que le Pentagone utilise sans restriction les programmes développés par elle

    Blog Comment l’Église catholique monte au filet sur l’intelligence artificielle

    Au milieu du tumulte causé ces semaines dernières par l’administration Trump à l’endroit de Léon XIV, une information à bas bruit est passée plutôt inaperçue. En mars de cette année, aux États-Unis, la firme technologique Anthropic, spécialisée dans l’intelligence artificielle, et créatrice de l’age...

    Michel Danthe Michel Danthe 22/04/2026
    Le souper à Emmaüs. Michelangelo Merisi dit Caravage. Huille sur toile. 1605-1606.

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Il fallait la mort...

    Sur la route d’Emmaüs, Cléophas et son ami sont incapables de reconnaître le Ressuscité dans le voyageur qui chemine avec eux. Tous les indices de la résurrection sont pourtant réunis, ils en conviennent.

    Pierre Emonet Pierre Emonet 17/04/2026
    Christ ressuscité avec les apôtres. Fresque dans le cloître de Santa Maria Novella à Florence

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Paix et Pardon, plus forts que la mort!

    Désarçonnés, les disciples ont besoin de se rassembler pour comprendre ce qui est arrivé. Ils se retrouvent donc ce soir-là, toutes portes verrouillées… Et là, Jésus vient… et se tient au milieu des disciples enfermés. Comment pourraient-ils croire qu’il est ressuscité ?

    Blog L’infini se cache ici-bas

    Ce matin, en regardant la vapeur s’élever de ma tasse de thé, j’ai pensé à vous, lectrices et lecteurs de ce site cath.ch. À nous. À ces instants, si banals, où l’éternité semble se glisser dans notre quotidien sans que nous n’en prenions garde. Nous passons nos vies à chercher le sacré dans les gra...

    Nadine Manson Nadine Manson 08/04/2026
    “La découverte du tombeau vide“. Par Fra Angelico, fresque vers 1437-1446, détail. Musée national San Marco, Florence.

    Blog "Comment vivre ce matin de Pâques?"

    Comme Marie-Madeleine? Comme Simon-Pierre ? Comme Jean? «Marie-Madeleine se rend au tombeau de grand matin. C’était encore les ténèbres…et le tombeau est vide». Dans la Bible, le mot ténèbres désignent d’abord l’absence de vie. Et effectivement la vie n’est plus là, c’est le vide.

    Pete Hegseth, ministre américain de la Défense, a demandé à Dieu de donner à son armée d’exercer «une violence extrême contre ceux qui ne méritent aucune pitié»

    Blog Les prières idolâtres

    Est-ce qu’il suffit de prier pour que Dieu entende et exauce? Non! Il y a même des prières qu’il faut dénoncer comme idolâtres parce qu’elles instrumentalisent Dieu pour justifier le profit et l’accaparement qui écrasent et qui tuent.