«Une troisième guerre mondiale par morceaux»: à Sarajevo, ville martyre lors du conflit des Balkans, le pape François a évoqué cette notion de conflit mondial.Cette déclaration nous interroge. Il faut la comprendre en analysant les différentes interventions du Pape depuis le début de son pontificat. Il ne s’agit pas d’abord d’un conflit entre nations, entre pouvoirs politiques et stratèges armés. Il s’agit d’une division d’ordre spirituel.Oui, le monde se «casse» spirituellement en de nombreux morceaux. Comment réparer? En redéfinissant ce que signifie vraiment une religion: un élan spirituel qui unit au-delà de son champ d’action! Si une religion divise, c’est qu’elle a perdu son sens plénier.Le Pape pense à tous les fondamentalistes qui manipulent les religions à leurs fins propres. Il pense aussi à cette puissance mondiale qu’est l’absence de religion, lorsque les citoyens du monde entier décident de vivre sans Dieu, de se suffire à eux-mêmes. Nouvelle religion que celle du mur blanc, sans aucun signe religieux simplement par peur d’être récupéré par une religion ou critiqué par une laïcité mal définie.La troisième guerre mondiale est bien d’ordre spirituel! Quand l’humanité captive de son propre ego oublie la transcendance, elle se divise à l’infinie, elle tombe dans l’absurde de l’autosatisfaction et atteint finalement sa propre perte.Le Pape tente des réconciliations partout dans le monde: Cuba, Palestine, Balkans… Il reçoit Poutine au Vatican, non pas pour faire de la politique, mais pour créer des ponts entre chrétiens, entre chrétiens et musulmans, entre croyants et non croyants.C’est aussi cela être Pontifex: faiseur de ponts!