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  • La femme pécheresse, détail d'un vitrail de l'abbaye de Bath, Grande Bretagne
    La femme pécheresse, détail d'un vitrail de l'abbaye de Bath, Grande Bretagne - Flickr/Lawrence OP/CC BY-NC-ND 2.0

    Évangile du dimanche Evangile de dimanche: Qui est cet homme?

    Luc 7, 36 – 8, 3

    Voici un texte bien connu, qui risque de ne plus nous surprendre. Pourtant le récit de cette rencontre inouïe pose la question à laquelle le lecteur de l’Evangile ne devrait pas s’habituer: Qui est cet homme?Deux protagonistes sont situés en vis-à-vis,  Jésus, dont on se demande s’il serait un prophète, et une femme de la ville, dont l’identité est clairement posée: c’est une pécheresse. Un troisième acteur, Simon, en invitant Jésus à sa table, offre, bien malgré lui, le cadre qui rend possible la rencontre entre les deux autres.La femme, de tout le récit, ne dit pas un mot. Mais ses gestes en disent long. Jésus, lui, ne pose aucun geste, mais parle. C’est d’ailleurs ce qu’on attend d’un prophète et d’un maître: "Parle, Maître". Pas de gestes de la part de Jésus, mais un accueil très conscient de ceux de la femme. Qu’il en reprenne l’énumération précise et détaillée dit que ceux-ci ne sont pas passés inaperçus et qu’il les a pleinement acceptés. L’audace de la femme qui pose de tels gestes en public, la liberté de Jésus qui les accueille suscitent l’étonnement choqué de Simon.

    La parole de Jésus pose sur l’expérience de la femme le sceau de Celui qui est envoyé non pour juger le monde mais pour le sauver (Jean 3, 16).

    En réponse à l’interrogation non exprimée de celui-ci, Jésus lui propose une petite parabole qu’il l’invite à conclure lui-même: celui qui aimera davantage, c’est celui à qui on fait grâce de la plus grande dette. Qui témoigne d’un plus grand amour révèle donc qu’il a conscience de l’importance de la dette qui lui est remise. Les gestes de la femme – comparés, un à un, aux gestes omis par Simon – attestent qu’elle mesure la profondeur du pardon qui lui est accordé. Ses larmes révèlent qu’elle en est bouleversée. Puisqu’elle montre beaucoup d’amour, c’est que ses nombreux péchés lui sont pardonnés, et qu’elle le sait. En cela réside sa foi dont Jésus affirme qu’elle l’a sauvée. Son audace consiste à avoir cru que ce pardon lui était offert gratuitement et sans préalables et qu’elle pouvait se présenter à Jésus avec la certitude d’être accueillie.La parole de Jésus, "tes péchés sont pardonnés", vient authentifier son intuition. Elle pose sur l’expérience de la femme le sceau de Celui qui est envoyé non pour juger le monde mais pour le sauver (Jean 3, 16). Elle relance le questionnement sur l’identité de Jésus, déjà soulevé par le fait qu’il puisse, alors qu’il a une réputation de prophète, se laisser toucher par une pécheresse. Les deux vont de pair: Jésus n’affirme pas "tes péchés sont pardonnés" du haut d’une justice inaccessible et d’une sainteté intangible, mais en se laissant toucher – physiquement et intérieurement – par le pécheur. Il a été "identifié au péché" (2 Co 5, 21), ose écrire saint Paul. C’est de ce mystère que naissent et l’audacieuse confiance de la femme pécheresse et la parole qui lui certifie "tes péchés sont pardonnés".Jeanne-Marie d’Ambly, Sœur de Saint Maurice |10.06.2016


    Luc 7, 36 – 8, 3

    En ce temps-là,

    un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui.

    Jésus entra chez lui et prit place à table.

    Survint une femme de la ville, une pécheresse.

    Ayant appris que Jésus était attablé dans la maison du pharisien,

    elle avait apporté un flacon d’albâtre contenant un parfum.

    Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, près de ses pieds,

    et elle se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus.

    Elle les essuyait avec ses cheveux,

    les couvrait de baisers

    et répandait sur eux le parfum.En voyant cela,

    le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même :

    "Si cet homme était prophète,

    il saurait qui est cette femme qui le touche,

    et ce qu’elle est: une pécheresse."

    Jésus, prenant la parole, lui dit :

    "Simon, j’ai quelque chose à te dire.

    – Parle, Maître."

    Jésus reprit :

    "Un créancier avait deux débiteurs;

    le premier lui devait cinq cents pièces d’argent,

    l’autre cinquante.

    Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait les lui rembourser,

    il en fit grâce à tous deux.

    Lequel des deux l’aimera davantage?"

    Simon répondit :

    "Je suppose que c’est celui à qui on a fait grâce

    de la plus grande dette.

    – Tu as raison", lui dit Jésus.

    Il se tourna vers la femme

    et dit à Simon:

    "Tu vois cette femme?

    Je suis entré dans ta maison,

    et tu ne m’as pas versé de l’eau sur les pieds;

    elle, elle les a mouillés de ses larmes

    et essuyés avec ses cheveux.

    Tu ne m’as pas embrassé;

    elle, depuis qu’elle est entrée,

    n’a pas cessé d’embrasser mes pieds.

    Tu n’as pas fait d’onction sur ma tête;

    elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds.

    Voilà pourquoi je te le dis:

    ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés,

    puisqu’elle a montré beaucoup d’amour.

    Mais celui à qui on pardonne peu

    montre peu d’amour."

    Il dit alors à la femme:

    "Tes péchés sont pardonnés."

    Les convives se mirent à dire en eux-mêmes:

    "Qui est cet homme,

    qui va jusqu’à pardonner les péchés?"

    Jésus dit alors à la femme:

    "Ta foi t’a sauvée.

    Va en paix!"

    Ensuite, il arriva que Jésus, passant à travers villes et villages,

    proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu.

    Les Douze l’accompagnaient,

    ainsi que des femmes qui avaient été guéries

    de maladies et d’esprits mauvais:

    Marie, appelée Madeleine,

    de laquelle étaient sortis sept démons,

    Jeanne, femme de Kouza, intendant d’Hérode,

    Suzanne, et beaucoup d’autres,

    qui les servaient en prenant sur leurs ressources.

     « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.

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