Il y a dans la bible, un livre qui pose problème aussi bien aux fidèles qu’aux théologiens expérimentés. C’est celui de l’Apocalypse dont nous lisons un extrait ce dimanche.S’il y a une chose que j’ai compris et que je peux transmettre, c’est que ce texte a été écrit par S. Jean pour les premiers chrétiens qui subissaient le poids d’une persécution aussi cruelle qu’injuste, à cause de leur appartenance au Christ. Il s’adresse à ceux et celles qui, dans les débuts de l’Eglise, souffraient et mouraient à cause de leur foi au Christ. Devant le spectacle de la haine, du sang versé, des larmes, les premiers chrétiens étaient tentés de renoncer à leur nouvelle religion et de déserter leur idéal. Ils avaient rêvé de vivre en paix, dans la joie et la fraternité et les voilà en proie aux pires tourments.
Dans ces conditions, S. Jean va les encourager à rester fidèles en leur révélant l’envers du décor que, seuls, les yeux de la foi peuvent discerner. Ce monde d’ici-bas dans lequel ils n’éprouvent que peine et misère, cache un monde tout à fait autre.
«Je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle…». C’est en ces termes que commence l’extrait de ce jour pour révéler aux chrétiens que dans la réalité de l’au-delà, la tristesse, les larmes, les cris de douleur et la mort n’ont plus leur place. Cheminons donc avec cette espérance au cœur qui vient à bout de tous les désespoirs et les crève-cœurs de ce monde.Chne Calixte Dubosson