«Comment ai-je ce bonheur que la mère du Seigneur vienne jusqu’à moi? Car lorsque j’ai entendu tes paroles de salutation, l’enfant a tressailli d’allégresse au-dedans de moi.» Lc, 1, 43-44«Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple: aujourd’hui vous est né un sauveur… Vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire.» Lc, 2, 10-13Ce n’est pas banal, ce que rapporte S. Luc: le vécu d’une joie profonde et intense. L’enfant dans le sein de la Vierge Marie, l’enfant couché dans une mangeoire, c’est l’incroyable Bonne Nouvelle: «Dieu se fait proche de nous».Elisabeth salue Marie, la mère du Seigneur; les bergers découvrent l’enfant dans une mangeoire. Ils sont pour nous les témoins de la visite de Dieu à l’humanité. Nous contemplons l’évènement avec émotion. Les artistes musiciens, poètes, peintres, nous invitent à entrer dans ce mystère. J’ai eu la joie de chanter dans le cadre d’un concert de l’Avent, le motet «O magnum mysterium et admirabile sacramentum» (O grand mystère et merveilleuse révélation) de Toma Luis de Victoria. Chaque voix fait son entrée, successivement, bouche ouverte, pour un grand «Oh» d’émerveillement. Saurons-nous trouver ce moment d’émotion devant le mystère que le Peuple chrétien célèbre en cette fête de Noël!Chanoine Charles Neuhaus